

























|
tatihannah

Particule élémentaire

Groupe : Super Administrateurs
Messages : 2063
Joint en : Aout 2001 |
| |
Posté le: 20 Nov. 2003,01:31 |
 |
mercredi 19 novembre 2003
De La Tendresse dans un monde de brutes ...

Lyon (AFP) Un Ecossais portant le kilt a joué, mercredi à Lyon, de la cornemuse à l'endroit où l'un de ses compatriotes, un homme de 40 ans sans domicile fixe (SDF), a été retrouvé sans vie la semaine dernière. Le décès, des suites d'une crise cardiaque, de Rees Simon dans une rue où il s'était installé pour dormir, avait ému ses compagnons d'infortune qui avaient, dès le lendemain, déposé des gerbes de fleurs à cet endroit. "Quand j'ai appris à la télévision française, la mort de mon compatriote, je suis tout de suite venu. C'est mauvais pour un Ecossais de partir sans un air de cornemuse". (a simplement indiqué Max Maine, 42 ans, de passage en France.)
 Habillé aux couleurs du clan Wallace, implanté dans la région de Glasgow (Ecosse) et auquel il appartient, il a joué trois morceaux devant une dizaine de passants émus.
http://fr.news.yahoo.com/031119/202/3i774.html
Édité par: tatiana le 20 Nov. 2003,01:34
-------------- tatihannah
|
| Back to top |
|
|
Alex

Super Associé

Groupe : Membres
Messages : 726
Joint en : Aout 2001 |
 |
Posté le: 21 Nov. 2003,01:29 |
 |
Chers humains,
Merci Tatiana de me rappeler que l'homme est aussi capable du meilleur
Dans cette tragédie humaine, il y a des gestes qui veulent tout dire… un acte plus que les paroles, et je garde celui ci dans mon
Max Maine a salué Rees Simon, c'est cela se mettre à la place de l'autre, vraiment. Si nous pouvions tous faire de même…
Humainement, Alex
-------------- "Aucune carte du monde n'est digne d'un regard si le pays d'utopie n'y figure pas" Oscar Wilde
|
| Back to top |
|
|
Reine de Coeur

Super Associé

Groupe : Membres
Messages : 551
Joint en : Aout 2001 |
| |
Posté le: 21 Nov. 2003,03:49 |
 |
 Pour Rees Simon
Paix profonde de la vague baignant sur vous. Paix profonde de l’air soufflant sur vous. Paix profonde de la terre tranquille sur vous. Paix profonde du feu des étoiles sur vous. Paix profonde de l’esprit de la Paix sur vous.
Book of the Dean of Lismore (Livre du Doyen de Lismore), rédigée entre 1512 et 1529 (Bénédiction écossaise)
|
| Back to top |
|
|
le philosophe

Super Associé
Groupe : Membres
Messages : 156
Joint en : Mars 2003 |
| |
Posté le: 22 Nov. 2003,00:52 |
 |
Salut les humains, Salut chère Tatiana,
Je suis profondément touché de réaliser, à travers ce forum, que l'outil Internet, humainement employé peut permettre que le départ d'un être humain qui apparemment n'a pas eu sa place dans cette vallée de larmes, puisse néanmoins trouver une place où sa mémoire puisse être célébré.
Monsieur Rees Simon je vous salue, 
Humainement, l’ami de Sophia
|
| Back to top |
|
|
Natacha

Über Geekette

Groupe : Super Administrateurs
Messages : 1117
Joint en : Aout 2001 |
 |
Posté le: 22 Nov. 2003,02:23 |
 |
 Paysage des Alpilles, photo de NQS.
Chers humains,
Chaque jour des personnes souffrent de l'indifférence. Il est plus facile de s'en prendre aux autres, d’accuser la société d’être coupable de cet abandon, que d'acquérir soi-même ces gestes humains, ces gestes qui nous élèvent.
J'ai été très touchée par cet acte poétique, l'humanité en réponse à la barbarie, la musique pour accompagner le départ, un signe du pays natal à celui qui était loin de chez lui…
Le Philosophe le met en lumière très justement, ici, je peux à travers la toile, m’associer à cet hommage, afin aussi de témoigner : nous ne sommes pas tous indifférents, nous pouvons écrire le nom de Rees Simon, il est une personne, un être humain qui avait le droit au respect, à la dignité, dans la vie, dans la mort, dans le continuum.
Humainement, Natacha
-------------- Carpe diem quam minimum credula postero Mets à profit le jour présent sans croire au lendemain, Horace
|
| Back to top |
|
|
Chantal d'Alpilles

Super Associé

Groupe : Membres
Messages : 310
Joint en : Aout 2001 |
| |
Posté le: 22 Nov. 2003,02:36 |
 |
Coucher de soleil sur la plage de Nairn
 Auld Lang Syne Rees Simon 
*Auld lang syne poéme de Robert Burns (poète national écossais - 1759-1796 ) (expression dialectale écossaise : "en souvenir du bon vieux temps" équivalent de "Ce n'est qu'un au revoir mes fréres" )
Humainement, Chantal
Édité par: Chantal d'Alpilles le 22 Nov. 2003,02:37
|
| Back to top |
|
|
tatihannah

Particule élémentaire

Groupe : Super Administrateurs
Messages : 2063
Joint en : Aout 2001 |
| |
Posté le: 22 Nov. 2003,19:36 |
 |
| Citation | | il se décontracte un peu au fond du fauteuil, hume l'effluve de violette sur une fine mouillette scotchée près du nez. Jacques Brel chante: "Rêver à l'impossible rêve ... Brûler encore, même trop, même mal, pour atteindre l'inaccessible étoile" |
Prisonniers soignés par les odeurs et la musique à Fresnes
 Condamnés pour assassinats, vols ou viols, malades et parfois suicidaires, ils bénéficient d'une thérapie originale à l'hôpital pénitentiaire de Fresnes, par les odeurs et la musique. • Philippe Desmazes (AFP - samedi 22 novembre 2003)
FRESNES (Val-de-Marne) (AFP) Technique élaborée par Marie-Thérèse Esneault, 59 ans, cette musicothérapie doublée d'une aromathérapie n'est encore qu'exceptionnelle dans les prisons françaises, selon des sources judiciaires.
Depuis une douzaine d'années, à force d'apaiser de grands criminels plus ou moins psychopathes, cet ancien professeur de musique de l'Education nationale a convaincu nombre de fonctionnaires sceptiques et de médecins, avec sa petite "boîte à odeurs" et sa cellule de 8 mètres carrés baptisée "coin de paradis".
Ce travail à mi-temps lui est payé par l'hôpital psychiatrique de Villejuif (Val-de-Marne).
Dans cette vieille prison, plane surtout l'odeur de la mort, d'après les détenus que Mme Esneault a fait parler dans son livre "Odeurs prisonnières" (édition Quintessence), corédigé avec un prisonnier libérable en décembre prochain.
Le musée de la parfumerie de Grasse l'approvisionne avec une centaine de parfums de toutes sortes: jasmin, mer, coco, vanille, beurre, pelouse coupée, moule, purin, punaise écrasée ...
 Au "petit coin de paradis", couvert de posters, s'entassent fauteuils, coussins, guitares, aquarium, plantes, peluches, magnétophone et cassettes musicales. On en oublie presque la fenêtre grillagée.
Au fond d'un fauteuil, on savoure sa musique et son parfum préférés, en relaxant tout le corps progressivement, suivant les conseils. L'odeur réveille de lointains souvenirs. Alors on se confie à quelqu'un qui écoute vraiment et qu'on tutoie. On réfléchit à sa vie, dans un dialogue nourri au fil de séances hebdomadaires de 45 minutes.
"On essaye de me reconstruire", confie à l'AFP un quinquagénaire ganté.
L'homme, condamné à 25 ans de prison pour assassinat, soigne à Fresnes de graves brûlures qu'il s'est infligées en tentant de s'immoler avec du White Spirit, dans un atelier de peinture à la prison de Saint-Maur.
Il se décontracte un peu au fond du fauteuil, hume l'effluve de violette sur une fine mouillette scotchée près du nez. Jacques Brel chante: "Rêver à l'impossible rêve ... Brûler encore, même trop, même mal, pour atteindre l'inaccessible étoile".
"J'étais une bête. La vie d'autrui n'avait aucune valeur", dit-il à la psychothérapeute qui lui répond: "parce que ta vie n'avait pas de valeur".
"On m'avait pas donné de repères", reconnait-il.
Marie-Thérèse Esneault se lance dans une définition personnelle du Bien et du Mal.Il écoute, comme un enfant, ce que personne ne lui disait du temps où il "piquait des bonbons à la violette près de chez grand-mère",avant d'être placé en institut spécialisé.
Amar Arrada, médecin, estime que "Marie-Thérèse est la motivation principale de ce patient et qu'elle lui donne envie d'accélérer un traitement pour ses brûlures au 3e degré". Il ajoute:
"Les patients me parlent plus des odeurs que de la musique. Ils ont l'impression d'être ailleurs", ajoute-t-il.
http://fr.news.yahoo.com/031122/202/3ide1.html
-------------- tatihannah
|
| Back to top |
|
|
Natacha

Über Geekette

Groupe : Super Administrateurs
Messages : 1117
Joint en : Aout 2001 |
 |
Posté le: 22 Nov. 2003,20:54 |
 |
 Une jeune humanité qui nait et s'éveille…
Chers humains,
Alors là… Je suis saisie par cet événement. C’est si rare (et donc précieux) d’être surpris par une bonne nouvelle ! C'est une joyeuse émotion !
Voici les réflexions que cela m’inspire :
En premier lieu, cela m’évoque immédiatement ce passage du Manifeste Planétaire des Humains :
"Nous invitons à choisir de nous laisser guider par notre conscience, à assumer pleinement notre liberté d'être, à réaliser l'humanité en nous, dans la responsabilité partagée.
Nous appelons à la dignité humaine, à la tolérance, à la solidarité, à l'amitié et à la reconnaissance. Nous savons tous que nous sommes capables du meilleur comme du pire, nous savons aussi que nous pouvons, si nous le voulons, réaliser l'harmonie en nous et autour de nous" Manifeste Planétaire
La culture, les arts, le meilleur de l’homme peut éveiller, même chez celui qui a sombré dans les aspects les plus sombres de l’âme humaine, une lumière, une sensibilité. Si son cœur est touché, et réveillé, il peut aussi panser ses plaies.
Dans notre société, on met tous ceux qui nous dérangent dans des boîtes loin de notre vue : enfants, malades, personnes âgées, anormalités, déshérités… On nous répète qu’on ne peut rien y faire : un criminel est un criminel, un fou est un fou, et même un pauvre est un pauvre. Puis, on croit que l’on est impuissant face à cet état, c’est la fatalité. Cela nous détourne d’un fait : personne n’est à l’abri d’une dérive, d’un dérapage qui le conduise vers le bas-côté de la route. Un emportement, une rage incontrôlable poussent des gens ordinaires à commettre des actes criminels ou à frôler pour quelques instants la folie. Mais celui-ci, ce n’est pas moi, c’est l’autre…
On se questionne beaucoup sur les déclencheurs de ces comportements déviants (environnement, contexte, maladies mentales ou génétiques…). Qui peut savoir ? Par contre, parle-t-on de comment guérir, apaiser les souffrances des victimes et aussi des bourreaux ?
En lisant cette nouvelle, je me dis que l’on pourrait guérir ceux qui souffrent et aussi qui font souffrir les autres (ceux qui font souffir les autres, souffrent déjà en eux-même, et ont été aussi des victimes, une sorte d'un héritage de l'horreur), on pourra déprogrammer ce conditionnement qui conduit à commettre le pire, pour apprendre le meilleur. Si nous partagions la musique, l’harmonie, la beauté, la poésie, le parfum… l’homme ne serait-il pas plus apaisé par toutes ces richesses humaines.
Dans le passé, les arts étaient liés au sacré, à l’élévation de l’homme, à la transcendance. Aujourd’hui, bien des formes d’expressions artistiques sont dégradées pour ne rester qu’au niveau du divertissement (voire d'abêtissement), et ne sont plus au service d’une ouverture de la perception de soi-même et du monde.
Nous sommes totalement barbares et cette expérience met en lumière que nous avons encore beaucoup à apprendre sur ce qu’on appelle la civilisation et sur la façon dont nous traitons les plus faibles. Cela nous indique une autre façon de voir, de voir les problèmes et les hommes. Au lieu de punir : guérir ! Ne serait-ce pas là une manière discrète d’apporter de l’amour à ceux qui n’en ont pas eu… ?
Il faudrait que nous changions de paradigme… Partout des êtres humains œuvrent en ce sens et un jour viendra, on nous évoluerons, ce sera l'évolution* tant attendue.
Humainement, Natacha
*l'évolution à ne pas confrondre avec la révolution
Édité par: Natacha le 22 Nov. 2003,20:57
-------------- Carpe diem quam minimum credula postero Mets à profit le jour présent sans croire au lendemain, Horace
|
| Back to top |
|
|
Reine de Coeur

Super Associé

Groupe : Membres
Messages : 551
Joint en : Aout 2001 |
| |
Posté le: 22 Nov. 2003,21:12 |
 |
Salut en humanité chers humains,Tatiana, Natacha,
"Car le vrai secret est celui-ci : il n’y a pas encore d’humanité." L’humain est ce qui est à venir. Nous partons de bas, de très bas. Nous sommes si près et si loin... Mais, nous savons ce qui nous reste à faire : travailler à rendre vivant ce qui ne l’est pas encore.
Humainement, Reine de 
Penché vers ma détresse
 Pour un peu de tendresse Je changerais de visage Je changerais d'ivresse Je changerais de langage
(Jacques Brel - La tendresse)
Édité par: Reine de Coeur le 22 Nov. 2003,21:18
|
| Back to top |
|
|
Ezra


Groupe : Membres
Messages : 57
Joint en : Sept. 2002 |
| |
Posté le: 23 Nov. 2003,16:04 |
 |
 SOLIDARITÉ
De tous ces millions de grains de sable sur la plage, en est-il un qui garde encor le souvenir de ce temps qu'il était montagne, paysage aux surplombs de la nuit ?

Laquelle de nos cellules se souvient-elle qu'elle appartint dans l'origine au même élan, à cet unique corps d'un très vaste univers, où les êtres encor n'étaient tous qu'un seul être

d'un bord à l'autre de l'unité s'appelant, comme aujourd'hui chacun, d'un bord à l'autre de son corps se correspond et s'interpelle ? Lequel d'entre nous sait encor que, crachant sur l'autre visage, il crache sur lui-même,
et que, s'il tend la main à celui qui se noie, c'est lui-même qu'il sauve aussi de la rivière, qu'un moindre geste fait ici court se répercuter sur l'autre côté de la galaxie ?...
Yohan Biès
|
| Back to top |
|
|
|