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Couche d’ozone et climat, Bangkok coule, un arbre synthétique

Revue de liens hebdomadaire reprenant les infos les plus pertinentes diffusées par Twitter par l’équipe des Humains Associés et sur Facebook. Chaque jour, nous partageons des liens de sources diverses.

Lien entre trou dans la couche d’ozone et changements climatiques

Selon une étude parue dans la revue Science, des chercheurs ont fait pour la première fois le lien entre les changements climatiques et le trou dans la couche d’ozone au dessus de l’Antarctique qui se forme annuellement. Ce trou a une influence majeure sur la circulation des courants atmosphériques de l’hémipshère sud, qui agissent eux-mêmes sur les précipitations à l’équateur et provoquent ainsi des changements de climat jusque sous les tropiques.

Cet élément nouveau est à intégrer dans les accords internationaux pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la lutte contre le changement climatique. Selon Lorenzo Polvani, professeur de sciences environnementales à l’Université Columbia, qui a dirigé cette recherche, « cette découverte pourrait vraiment bouleverser la stratégie de lutte contre le réchauffement de la planète… car le trou dans la couche d’ozone est un facteur important dans le système climatique de la planète ».

(Lire l’article sur Canoe.ca)

Tags : Antarctique, réchauffement climatique, gaz à effet de serre, trou couche d’ozone, climat, précipitations, équateur, courants atmosphériques, changement climatique

Bangkok skyline

Chronique d’un désastre annoncé : Bangkok, Atlantide asiatique en 2100

D’ici 20 ans, tous les spécialistes s’accordent à dire que Bangkok, capitale de la Thaïlande,  mégalopole de 10 millions d’habitants, bâtie sur une couche d’argile, « aura les pieds dans la mer ». Ils prévoient un avenir catastrophique pour la ville et sa région, victime de l’effet ciseaux : d’un côté un affaissement du sol de 1.5 à 5.3 cm par an et d’un autre côté la montée du niveau d’eau des océans. La plus grande partie de la ville se trouve, à ce jour, au dessous du niveau de la mer. Le processus, naturel au départ, est aggravé par le pompage intensif de la nappe phréatique (les industries pompent légalement et illégalement 2,8 millions de mètres cubes de la nappe phréatique par an) et par la lourdeur des structures et des bâtiments qui la composent, qui entraînent le tassement des sols (routes effondrées, affaissement de chaussées…). « Bangkok est une ville obèse sur un squelette d’enfant », résume le géologue Thanawat Jarupongsakul. La plaine de Bangkok, jadis à 1,5 mètre au-dessus du niveau de la mer, est devenue maintenant une cuvette.

L’OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économiques) l’a classée parmi les villes les plus menacées par les inondations côtières (1 million de personnes vivront dans des zones inondables à Bangkok en 2050). À l’heure actuelle, la ville est protégée par un ensemble de structures (digues, coupe-flots, stations de pompage, canaux de détournements, bassins de rétention) pour faire face à une élévation maximum du niveau de la mer de 2,5 mètres. Même si l’heure de la complète submersion n’est pas encore arrivée, la ville et la région pourraient subir de sévères inondations rendant inhabitables des centaines de km carrés et exposant la population aux maladies (virus prospérant dans les eaux stagnantes et tièdes). « Bangkok est le cœur de la Thaïlande. Si nous perdons Bangkok, tout s’arrêtera. Nous devons absolument protéger notre cœur. Il est déjà presque trop tard », explique Smith Dharmasaroja, météorologue.

(Lire l’article sur LeFigaro.fr)

Tags : inondations, réchauffement climatique, Thaïlande, Bangkok, montée des eaux, élévation, effet ciseaux, submersion,

arbres_co2

Un arbre synthétique pour piéger le CO2

Klaus Lackner, géophysicien et professeur à l’université de Columbia (États-Unis) a conçu un prototype d’arbre synthétique capable de capturer le CO2 et de filtrer l’air comme un arbre naturel, mais avec une capacité de fixation du carbone 1000 fois plus grande. Véritable épurateur de CO2, cet arbre artificiel agit comme un aspirateur qui absorbe l’air chargé en CO2, le filtre et relâche l’air une fois purifié. Cet arbre artificiel serait capable de capter 90 000 tonnes de CO2 par an, ce qui équivaut aux émissions de CO2 d’environ 20 000 voitures.

Le principe repose sur le fait qu’au contact de soude caustique, le dioxyde de carbone se transforme en une solution liquide de bicarbonate de sodium, qui peut être ensuite comprimée pour former gaz très concentré pouvant être stocké dans la roche poreuse des fonds marins. Sa densité étant supérieure à celle de l’eau, il ne risque pas de s’en échapper, et restera piégé pendant des millions d’années ! Comme l’explique en outre l’inventeur de la méthode, « un épurateur de CO2 de la même taille qu’un moulin à vent peut retirer de l’air beaucoup plus de CO2 qu’un moulin ne peut éviter d’en produire ».

Bien qu’aujourd’hui ce procédé ne soit pas compétitif (130€ la tonne), il pourrait le devenir dans les dix ans à venir, compte tenu de la hausse prévisible du prix de la tonne de CO2 sur le marché du carbone (13€ à l’heure actuelle). Si on combine cette nouvelle technologie de capture et séquestration du CO2 avec d’autres déjà utilisées, cela pourrait contribuer à la stabilisation et à la baisse des taux de CO2 dans l’atmosphère (on pourrait arriver à piéger 10 % des émissions humaines de CO2 d’ici 2030).

Selon les spécialistes, il faut associer la voie technologique, les mesures politiques et une volonté individuelle et collective (réduction de la consommation d’énergie, modifications de nos modes de vie, amélioration de l’efficacité énergétique, protection des forêts, réorientation de l’agriculture, redéfinition de l’urbanisme, développement des énergies renouvelables, etc.) pour que nous puissions atteindre les objectifs internationaux de limitation du réchauffement climatique fixés lors des sommets de Copenhague et de Cancun.

(Lire l’article sur RTFLASH.fr)

Tags : CO2, GES, gaz à effet de serre, arbre artificiel, arbre synthétique, énergie renouvelable, air, technologies, techniques, réduction, réchauffement climatique, protection, développement


Un courant ignoré protégerait l’Europe du froid (Fuite d’Agulhas)

Une des premières conséquences du réchauffement climatique, selon les climatologues, sera un dérèglement du Gulf Stream, ce courant chaud qui parcourt toute la planète et grâce auquel l’Europe connaît des températures beaucoup plus élevées que de l’autre côté de l’Atlantique, à la même latitude. Si le Golf Stream se dérègle, l’Europe pourrait connaître des hivers extrêmement rigoureux aux températures hivernales comparables à celles du Canada (-35°)

Mais des chercheurs américains de la NOAA (National oceanic and atmospheric administration – Administration nationale océanique et atmosphérique) ont découvert un nouveau courant d’eau chaude, ignoré jusque là, appelé la « Fuite d’Agulhas » et qui pourrait éviter que l’Europe ne connaisse de très fortes températures négatives en hiver.

Ce courant d’eau chaude vient de l’océan Indien, puis se mélange aux eaux de l’Atlantique au large de l’Afrique du sud (Cap d’Agulhas), remonte le long de la côte ouest du continent Africain pour atteindre Europe. Selon les scientifiques ce courant pourrait s’amplifier dans les prochaines années.

« Ces prévisions sont issues d’une modélisation, la fuite étant très difficile à mesurer à cause de la largeur du couloir qu’elle emprunte et parce qu’elle prend la forme d’un tourbillon. (…) Les prévisions actuelles du Giec (Groupement intergouvernemental d’experts sur le climat) pour le prochain siècle pourraient être fausses et il n’y aurait pas de refroidissement de l’Atlantique Nord qui compenserait le réchauffement du climat en Amérique du Nord et en Europe » déclare Lisa Beal (du Rosen School of Marine and Atmospheric science de Miami).

(Lire l’article ici)

Tags : Golf Stream, Fuite d’Agulhas, Afrique du Sud, réchauffement climatique, températures, courant d’eau chaude, Atlantique,

Au Kenya, l’accès aux bulletins météo sur téléphones mobiles aide les agriculteurs

Au Kenya, l’accès aux bulletins météo sur téléphones mobiles aide les agriculteurs. Grâce aux prévisions météorologiques accessibles sur leur téléphone portable, les agriculteurs au Kenya obtiennent de meilleures récoltes. Cette initiative est parrainée par l’Union internationale des télécommunications (UIT) dont l’objectif est de fournir aux communautés rurales les plus pauvres l’accès aux tout derniers développements techniques. Forts de ces  informations, les agriculteurs savent quand semer pour atteindre le rendement maximum.

(Voir la vidéo sur United Nation Webcast)

Tags : Kenya, technique, portable agriculture, agriculteur, météo, UIT, récolte, rendement, bulletin météo, prévisions météorologiques

It’s in your hand  C’est entre vos mains

En Inde, tous les jours, plus de 1000 enfants meurent de la diarrhée. La moitié de ces décès pourrait être évitée si la population se lavait les mains au savon. Sur cette vidéo, on peut voir comment lutter avec des moyens très simples contre ces maladies infectieuses dues au manque d’hygiène. Avec du savon, une allumette, une bougie, de la corde, un clou, un bidon, deux bouts de bois taillés en Y et deux courts bâtons, on peut fabriquer un robinet d’eau pour se laver les mains. Sauver l’eau, c’est sauver des vies.

(Voir la vidéo ici)

Tags :  Inde, hygiène, maladies infectieuses, diarrhée, maladies infantiles, prévention, eau, décès

AmnestyInternational lance Bulletproof : un jeu pour défendre les droits humains sur iPhone et iPad

Pour son 50ème anniversaire, Amnesty International France lance l’application Bulletproof (disponible en 5 langues sur iPhone et iPad, voir sur AppStore ici). Un jeu consistant à arrêter les balles des militaires du peloton d’exécution qui fait feu sur un condamné à mort. Vos téléchargements contribueront à l’indépendance financière de l’association et donc à continuer sa lutte pour la défense des droits humains. 70 % du prix de l’application (0,79 €) sont reversés à l’association.

(Voir le site Amnesty.fr et sur AppStore)

Tags : Amnesty International, Bulletproof, droits humains, droits de l’Homme, jeu

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