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1 milliard de personnes sans eau en 2050, des femmes du Sud s’outillent, des jeans mortels, Fukushima

Revue de liens hebdomadaire reprenant les infos les plus pertinentes diffusées par Twitter par l’équipe des Humains Associés et sur Facebook. Chaque jour, nous partageons des liens de sources diverses.

cracked earth

Plus d’un milliard de personnes manqueront d’eau en 2050

Une étude publiée aux Etats-Unis, prévoit qu’un milliard de personnes risquent de manquer d’eau potable d’ici 2050, ce qui aura de dramatiques conséquences non seulement sur les populations, mais aussi sur la faune et la flore.

Ce sont les grandes métropoles qui seraient les plus gravement touchées notamment en Inde (Bombay, Delhi, Calcutta, Bangalore, Madras et Hyderabad). En Afrique de l’ouest également, en Chine, aux Philippines et aux Etats-Unis la population ne pourra plus se procurer assez d’eau pour subvenir à ses besoins vitaux quotidiens, estimés à 100 litres d’eau.

Selon cette étude, des réformes sont nécessaires pour faire face à cette situation, principalement dans le secteur agricole premier très grand consommateur d’eau, mais aussi dans le secteur résidentiel et des fonds internationaux devraient être réunis pour venir en aide aux pays qui ont le plus de difficulté à pourvoir en eau potable leur population citadine.

Rob McDonald, principal auteur de cette étude précise qu’ « il existe des solutions pour que ce milliard de personnes ait accès à de l’eau. Mais cela nécessite beaucoup d’investissements dans les infrastructures et une meilleure utilisation de l’eau« .
(Lire l’article dans MaxiSciences)

Tags : eau, eau potable, pénurie, manque d’eau, agriculture, consommation, gaspillage

Des femmes des pays en développement s’outillent pour aider leurs communautés… et l’environnement

Restaurer des puits cassés, installer des panneaux solaires, réparer des bicyclettes, ce sont quelques unes des techniques que les femmes des pays en développement apprennent. Trois programmes, en Inde, Jordanie et en Ouganda (entre autres) ont pour but d’apprendre aux femmes à utiliser des outils et à acquérir de nouvelles compétence techniques. Cette formation leur permet de gagner de l’argent tout en aidant leurs communautés et en améliorant leur environnement naturel.

En Jordanie, des villageoises sont rentrées chez elles après avoir suivi pendant 6 mois une formation au Barefoot College, en Inde, où elles ont appris à installer elles-mêmes des panneaux solaires, et à enseigner aux autres à le faire. Cette initiative va permettre de fournir une énergie renouvelable dans des régions isolées, dépourvues de toute source d’énergie auparavant.

140 femmes dans 23 pays ont ainsi été formées par le Barefoot College, ce qui a permis à 600 villages d’avoir accès à l’énergie solaire. Le programme n’a pas seulement pour but de former des femmes pour qu’elles arrivent à fournir de l’énergie solaire aux villages pauvres et isolés, c’est aussi pour démontrer que l’énergie renouvelable peut améliorer la vie de la population au quotidien et réduire les émissions de gaz à effet de serre.

En Inde, les femmes pauvres aident leur communauté en apprenant les techniques pour réparer les puits cassés. Et ils sont très nombreux. En Ouganda, les vélos sont un outil d’autonomisation et plus de 200 femmes ont appris à faire du vélo et à les réparer. Ce travail d’éducation dans le pays permet aux femmes défavorisées d’acquérir un savoir-faire lucratif, de sortir de la pauvreté, tout en valorisant un moyen de transport accessible et respectueux de l’environnement. Une des parties essentielles de ce programme est d‘inclure les nouvelles compétences techniques des femmes (réparation, entretien des vélos) dans les circuits touristiques à vélo organisés dans les parcs et villages environnants. Les revenus de la location de vélos (pour les circuits touristiques) et les dons sont investis dans le parrainage d’un Centre Communautaire pour Femmes qui accueillera les femmes impliquées dans le projet, organisera des cours d’entraînement, un atelier de réparation, qui aidera les femmes, à terme et au niveau local, à améliorer leur compétence.

Barefoot Solar Engineering Workshop

Barefoot Solar Engineering Workshop

Women Barefoot Solar Engineers of Africa

Women Barefoot Solar Engineers of Africa

Azouassi Togbe of Benin

Azouassi Togbe of Benin

(Lire l’article en anglais sur treehugger, voir Barefoot College) Voir l’album de photos ici.

tags : femmes, pays en développement, Inde, Jordanie, Ouganda, vélo, techniques, outils, pauvreté, énergie solaire, énergie renouvelable, compétence, Barefoot

Le sablage : technique mortelle de fabrication des jeans

Les techniques de sablage (sablage manuel, mécanique, brossage, délavage avec papier de verre, traitements chimiques, laser, etc.) qui donnent aux jeans denim un aspect usé, s’avèrent très dangereuses pour la santé des travailleurs. Sans une protection indispensable (masque, vêtements spéciaux, etc.), les ouvriers de l’industrie du jean dans le monde sont atteint de la silicose (un sableur sur deux), maladie mortelle qui attaque les poumons.

Ces techniques sont utilisées principalement dans les pays où la main d’oeuvre est peu coûteuse (Bangladesh, Mexique, Cambodge, Chine, Pakistan, Inde, Indonésie, Egypte, Jordanie, Syrie) et où la réglementation sur les conditions de travail et la protection des ouvriers est quasi inexistante, ce qui permet une fabrication peu onéreuse et très rentable. En absence de réglementation, il est de la responsabilité des marques, détaillants et distributeurs de mettre en place des techniques de fabrication responsables et respectueuses de la santé des travailleurs.

L’état des lieux dressé par Clean Clothes Campaign (CCC) et Éthique Sur l’Étiquette (ESE) sur ce sujet montre que si de nombreuses grandes marques, alertées sur le danger du sablage, ont arrêté cette technique, ce n’est pas le cas de toutes. Les collectifs CCC et ESE ont lancé la campagne « Il est mortel ce jean », pour demander aux industries textile l’arrêt pur et simple du sablage. Ils appellent également les citoyens à une mobilisation internationale massive pour relayer cette campagne auprès des grandes marques en signant l’appel “Stop au sablage” et invitent à une consommation responsable et éthique de chacun.

(Lire l’article sur Cdurable.info et la pétition “Stop au sablage”).

Tags : sablage, jean, denim, industrie textile, fabrication, silicose, santé, Clean Clothes Campaign, Ethique sur l’étiquette, technique

Orchids

Une étude révèle comment la coopération, plutôt que la compétition, favorise la grande variété des orchidées, partenaires des abeilles et des champignons

Les orchidées forment l’un des plus vastes groupes de plantes à fleur, avec plus de 22 000 espèces différentes à travers le monde. Une équipe internationale de chercheurs a découvert que, plutôt que d’entrer en compétition les unes avec les autres, chaque espèce d’orchidées s’adaptait afin d’exploiter à sa manière les opportunités offertes par l’environnement, sans perturber les solutions trouvées par les espèces déjà présentes. Par exemple, différents types d’orchidées peuvent utiliser les mêmes abeilles pour leur processus de pollinisation (en échange de nectar et d’huiles pour la nourriture des larves), mais elles accrocheront alors leur pollen sur des parties différentes du corps de ces abeilles : l’abdomen ou les pattes, voire des segments différents d’une même patte ! Ainsi, pas de mélange, et pas de domination d’une espèce sur les autres, ni réduction de la diversité génétique, par uniformisation des espèces.

De même, les chercheurs ont découvert que les orchidées pouvaient s’associer à des espèces de champignons différentes pour faciliter leur approvisionnement en minéraux au niveau de leurs racines (en échange de sucres, utiles aux champignons). De cette façon, différentes espèces d’orchidées peuvent puiser dans des réservoirs de nutriments différents au sein d’un même environnement, plutôt que d’entrer en compétition pour une ressource unique. Les chercheurs espèrent accroître leur compréhension de ces relations entre différentes espèces, afin d’être en mesure de prédire, mais aussi de contrer les effets du déclin des pollinisateurs et de la qualité des sols à travers le monde.

(Lire l’article en anglais sur  ScienceDaily ou voir la publication scientifique originale parue dans The American Naturalist)

TAGS : abeilles, orchidées, coopération, champignon, pollinisation, pollinisateur, diversité, espèce, compétition, pollen, environnement

Earthquake and Tsunami damage Dai Ichi Power Plant, Japan

Branle bas de combat, par Jacques Attali

Dans cet article, Jacques Attali appelle à une mobilisation internationale urgente pour faire face à la catastrophe nucléaire en cours au Japon, menaçant de façon très grave et irréversible une partie du Japon et peut-être au-delà, avec des impacts potentiels au niveau planétaire. Il s’insurge notamment contre le traitement irresponsable de la situation par le Japon (pour des raisons de maximisation des profits, puis d’orgueil), mais aussi contre la passivité de la communauté internationale, dont il estime qu’elle doit absolument agir au nom d’un devoir d’ingérence si promptement brandi par ailleurs (avec raison selon lui).

(Lire l’article sur l’Express.fr)

Tags : Japon, nucléaire, danger, humanité, mobilisation, ingérence, devoir d’ingérence, fukushima

Aral Sea / Image: Wikimedia Commons

Aral Sea / Image: Wikimedia Commons

Des images satellite en accéléré montrent la destruction de la planète par les Hommes

Le diaporama montre comment les activités humaines détruisent la nature et épuisent les ressource de la Terre. Rien n’est épargné, ni la faune, ni la flore.
Dans les régions amazoniennes, au Rondônia (un état du Brésil) on détruit la forêt humide pour construire des routes. En Russie, des projets d’irrigation ont presque complètement asséché la Mer d’Aral, qui était avant le quatrième plus grand lac du monde. Aux États-Unis (Virginie de l’Ouest), 25 années d’exploitation minière ont défiguré le paysage et causé de graves dommages permanents et irréversibles aux alentours de la mine. Au Mexique, dans une réserve naturelle protégée où des millions de papillons Monarques passent l’hiver, l’abattage illégal d’arbres ne cesse de s’étendre.
(Lire l’article en anglais sur Business Insider)

Tags : activités humaines, destruction, nature, faune, flore, Terre, exploitation minière, mines, ressources, forêts, abattage, Amazonie, forêt humide

Des micro algues pour produire du biopétrole

Des chercheurs de la société franco espagnole BFS (Bio Fuel Systems) développent depuis 5 ans un système de production de pétrole à partir d’algues microscopiques. La technique utilisée (reproduction à grande vitesse, photosynthèse, fabrication d’une biomasse qui produira le biopétrole, etc.) s’inspire et reproduit un processus naturel à l’origine de notre pétrole fossile actuel. Ce système innovant de production s’avère compétitif par rapport au coût de production du pétrole classique, qui se raréfie. Il est aussi dépollueur car les algues se nourrissent exclusivement de CO2, donc bénéfique pour l’environnement.

Bernard Stroïazzo-Mougin, président et fondateur de BFS, pense qu’entre cinq et dix ans seront nécessaires pour arriver à une production industrielle de ce pétrole écologique. Il estime que l’installation de « champs pétroliers artificiels pourrait produire environ 1 250 000 barils par jour, soit presque autant que les exportations quotidiennes de pétrole irakien ». Dans le monde, des projets sont en cours dans divers secteurs de l’industrie (énergie, industrie pétrolière, secteur aéronautique) pour utiliser les micro algues comme pourvoyeuses de biopétrole et les grandes sociétés investissent dans cette recherche.

(Lire l’article sur 20 Minutes.fr et de l’Argus Auto)

TAGs  : algues, pétrole, biopétrole, écologie, industrie, carburant, CO2, micro algues, champs pétrolier, barils, production, environnement

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