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Eco-gestes, 9 points-clés pour la planète, forêt tropicale, nanotechnologies #greenfr #cop15

Revue de liens hebdomadaire reprenant les infos les plus pertinentes diffusées par Twitter par l’équipe des Humains Associés. Chaque jour, nous partagerons des liens de sources diverses. Cette semaine, elle est consacrée aux éco-gestes en s’amusant, au transfert d’argent par mobile, aux points-clés pour sauver la planète, à la restauration de la forêt tropicale et aux nanotechnologies.

Mother with kids - Photo : ICT4D.at

Mother with kids - Photo : ICT4D.at

Défi législatif autour du transfert d’argent mobile dans les pays émergents Selon une étude publiée par Jupiter Research, plus d’un demi milliard de personnes vont utiliser des services de transfert d’argent par mobile d’ici 2014, alors que l’on atteint à peine 50 millions d’utilisateurs actuellement. Cette croissance se fera surtout dans les pays émergents, auprès de personnes qui n’ont pas accès à des comptes bancaires, mais où le téléphone mobile est de plus en plus répandu. Ce marché attire de nombreux acteurs, banques, opérateurs téléphoniques, constructeurs, fournisseurs et start-up. La législation autour de cette industrie naissante est en train de rattraper son retard, mais diverge de pays en pays. En Inde, la banque centrale n’autorise que les banques ayant une présence physique dans le pays à pratiquer le transfert mobile. « Le fait que les opérateurs mobiles proposent des services de ce type pose clairement des questions, explique l’analyste britannique. Il est naturel que les pays cherchent à poser des limites. » Le développement d’un réseau d’agents conséquent est l’autre défi pour que le service soit assuré. Le mode de paiement le plus populaire reste le SMS, qui est ensuite transformé en argent liquide par des agents non bancaires, tels que des pharmacies ou des commerces. (Lire l’article ici) « La Fun Theory » :  Comment encourager à ramener le verre dans les containers ? [Vidéo] Expériences initiées par Volkswagen, voici deux vidéos montrant comment être un éco-citoyen tout en s’amusant : invention de la poubelle interactive, une solution ludique et écologique pour le recyclage du verre et du papier et pour encourager les éco-gestes au quotidien. (Voir le site ici, via Netecolo)

Every day is earth day - Photo : woodleywonderworks

Every day is earth day - Photo : woodleywonderworks

Neuf points-clés pour sauver la planète La revue Nature a listé neuf points-clés, essentiels pour préserver la vie sur notre planète et qui devront fournir une base aux négociations sur le climat. Les scientifiques ont fixés des limites à ne pas dépasser et soulignent qu’il s’agit d’aborder tous les points de façon globale. En effet, l’usage de combustibles fossiles depuis la Révolution Industrielle et l’expansion de l’agriculture à grande échelle menacent l’équilibre de la vie et risquent d’entraîner des conséquences catastrophiques pour de nombreuses régions dans le monde. Limitation des émissions de CO2 à 350 parties par million (ppm), pour éviter une augmentation des températures de plus de 2°C. Actuellement, elles sont déjà à 387 ppm, contre 280 ppm avant la Révolution Industrielle. Préservation des espèces. L’extinction des espèces, de 100 à 1000 fois plus rapide qu’à l’ère pré-industrielle, fragilise l’équilibre global des écosystèmes. 30% des mammifères, des oiseaux et des amphibiens sont menacés d’extinction. Réduction de l’azote à 75%. Élément de l’agriculture extensive, l’azote (ou nitrogène) et ses dérivés contaminent les aquifères et produisent des gaz qui renforcent le réchauffement climatique. Lutte contre l’acidification des océans. Causée par l’excès de CO2, l’acidification menace les coraux et les mollusques, et par effet d’entraînement, d’autres espèces marines. Les experts proposent comme unité de mesure la présence d’aragonite, un des composants des coquilles des mollusques, qui devrait être limitée à un seuil de 2,75, au lieu de 2,90 actuellement. Limitation du gaspillage d’eau douce. L’être humain a besoin de  2 600 kilomètres cubiques d’eau par an, le seuil de risque se situe à 4 000 Km3. 25% des bassins fluviaux du monde se tarissent avant d’atteindre les océans. La perte en eau douce a de multiples effets : perte de l’humidité des sols, aggravée par la déforestation, déplacement des écoulements et impact sur le volume des précipitations. Limitation des terres destinées à l’agriculture. Pas plus de 15% des terres devraient être converties pour un usage agricole. Or, cette transformation s’effectue à un rythme de +0,8% par an depuis 40-50 ans, pour atteindre actuellement 12%. Réduction du phosphore dans les mers. Produit, comme l’azote, de l’agriculture intensive, le phosphore constitue une menace pour la vie océanique en épuisant l’oxygène. Les seuils de tolérance ont été dépassés dans certains estuaires et systèmes d’eau douce et il s’agit de maintenir au moins le niveau actuel. Protection de la couche d’ozone. La régénération de la couche d’ozone s’avère très lente, malgré le protocole de Montréal qui a permis de diminuer les produits chimiques dangereux de 10%. Les experts proposent une limite globale dans la diminution d’ozone de 276 unités Dobson, la limite actuelle étant de 283. Limitation des aérosols. Sans pouvoir déterminer dans le détail les mécanismes complexes qui sont à l’œuvre, de nombreuses études montrent un lien entre l’accumulation de particules en suspension et les changements du climat (puisqu’elles reflètent la radiation solaire) ainsi que la formation de nuages, ce qui affecte les cycles des précipitations. (Lire l’article ici et ici en anglais) Restaurer les forêts tropicales abîmées Les forêts tropicales dégradées par l’exploitation peuvent récupérer en quinze ans seulement leur capacité à absorber le carbone et leur biodiversité. C’est ce que viennent de prouver des chercheurs de l’Université de Leeds (Grande-Bretagne). Les arbres des forêts tropicales absorbent de grandes quantités de CO2 atmosphérique et font de ces milieux forestiers un des principaux puits de carbone terrestres. Souvent, les replantations pour les projets de compensation carbone reposent sur une seule espèce d’arbre, malheureusement, ces peuplements monospécifiques sont des déserts extrêmement pauvres en biodiversité. Pourtant, David Edwards a montré qu’une restauration raisonnée des forêts exploitées, compatible avec un projet de compensation carbone, s’accompagnait d’un retour à la biodiversité de l’avifaune (ensemble des oiseaux) antérieure à l’exploitation et ceci en quinze ans, c’est-à-dire plus rapidement qu’en laissant faire la régénération naturelle. Selon ses recherches, « les oiseaux sont des indicateurs assez fiables de la réponse d’autres groupes, comme les plantes ou les insectes, à la gestion des habitats, ce qui suggère que d’autres groupes pourraient aussi en profiter ». Il conclut qu’« il y a maintenant des signes que les crédits carbone et la compensation de la biodiversité devraient être combinés, ce qui débloquerait des finances supplémentaires pour les projets qui offriraient un bénéfice en biodiversité ». Une telle démarche serait plus durable que celles qui ont cours actuellement et rendrait plus efficaces les programmes de restauration des forêts tropicales humides. Face à la déforestation de ces milieux qui figurent parmi les hotspots de la biodiversité, l’émergence de tels projets intégrés pourrait être un ferment de solution. (Lire l’article ici)

Réunions publiques sur les nanotechnologies Le gouvernement français lance un cycle de débats nationaux sur la transparence et la régulation des nanotechnologies (du grec nanos qui signifie nain ; un nanomètre correspondant à un milliardième de mètre). Ce cycle sera jalonné de réunions publiques organisées dans 17 villes de France et s’articulera autour de problématiques territoriales et de thématiques générales liées aux nanotechnologies. Un des objectifs de ce débat national étant de favoriser la participation du plus grand nombre et sensibiliser le public sur des technologies aux multiples applications, déjà existantes ou envisageables. Selon Jean Bergougnoux, président de la Commission particulière du débat public, « ce débat doit informer sur la problématique complexe des nanotechnologies, permettre au public d’exprimer ses attentes et ses inquiétudes et mettre les décideurs face à leurs responsabilités ». En effet, certaines des applications des nanotechnologies font déjà partie de notre quotidien, comme décrit dans cette vidéo, et on les retrouve dans les domaines les plus divers de notre vie quotidienne tels que l’électronique, les matériaux de construction, les cosmétiques, l’habillement ou les transports. Les nanotechnologies ouvrent de nombreuses perspectives, mais leur développement n’est pas exempt de risques potentiels. Au cours des différentes réunions thématiques, le public aura donc à débattre non seulement des perspectives socio-économiques du développement des nanotechnologies mais aussi de leurs enjeux sanitaires, environnementaux et éthiques. (Voir la vidéo ici)

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2 commentaires

excellentes les 2 vidéos sur les poubelles récréatives…

Bonjour, je voulais savoir si je pouvais prendre une photo de votre site, pour un sujet sur la biodiversité? Merci
Cordialement.

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