Les Humains Associés Les Humains Associés

Première évacuation d’un peuple victime du changement climatique

refugies_climatiques

(photo, source : podfruits.com.au)

La première évacuation connue d’une population entière due au changement climatique a commencé sur les îles Carteret, dans le Pacifique Sud. Le destin de ces hommes et femmes est presque passée inaperçu – seul un journaliste reporter suit sur place cette évacuation sur son blog, Journey to the sinking land, repris par The Guardian et The Ecologist.

L’augmentation du niveau de la mer menace la survie même de ces petits atolls situés près de l’île de Bougainville en Papouasie Nouvelle-Guinée. Au cours des dernières années, la mer a coupé en deux une des îles et les côtes sont touchées par l’érosion. « Les habitants voient à l’œil nu l’impact de la hausse du niveau de l’eau », explique Ursula Rakova sur le site Irinews, directrice de Tulele Peisa, une organisation non-gouvernementale (ONG) locale de défense du droit des insulaires. « Les atolls sont en train de sombrer, et ce très rapidement ». L’eau salée contamine l’eau potable et pénètre dans les cultures, rendant impossible la subsistance des habitants. « Les potagers et les plantations de cocotiers ont été détruits et les enfants vont à l’école le ventre vide », a indiqué Ursula Rakova.

Les cinq premières familles s’apprêtent à quitter pour toujours leur île natale pour aller vivre sur l’île de Bougainville, sur des terres données par l’église catholique à Tinputz. Les préparatifs sont entrepris par les pères de familles, qui viendront chercher femmes et enfants dans les prochaines semaines. Dan Box, reporter-blogueur sur place, décrit l’atmosphère mêlée de joie et de tristesse, quand ces cinq pères de familles ont quitté leur île pour leurs nouvelles terres.

rising-isea-levels-endang

Plus de 1000 personnes seront évacués, mais le sort des habitants d’autres atolls environnants n’est pas encore résolu, les ressources du Gouvernement autonome de Bougainville étant limités.

L’information n’a pas fait pas les gros titres dans les médias, mais elle risque de n’être que la première d’une longue série. Selon le Haut commissaire adjoint de l’ONU pour les réfugiés, L. Craig Johnstone, le changement climatique pourrait causer le déplacement forcé et durable de 250 millions de personnes d’ici 2050.

Local solutions on a sinking paradise, Carterets Islands, Papua New Guinea from UNUChannel on Vimeo.

Un autre documentaire ici.

Voir la carte du blogueur Dan Box, le groupe sur Facebook : Carterets Islanders Support Group et son album photo sur les îles.

Photo : Jeremy Sutton-Hibbert /Greenpeace

Partager : Share on Facebook25Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn0Share on Google+0

6 commentaires

Selon le juge Kreider, qui a traité la plainte contre le film d’Al Gore, les îles Carteret seraient dans cette situation suite au dynamitage des récifs coraliens par les pêcheurs locaux. Avez-vous des informations sur ce point ?

L’article du Guardian mentionne en effet qu’il y a eu d’autres facteurs, disparitions des forêts de mangroves et activité volcanique, mais que le principal problème reste la montée du niveau de la mer. Le dynamitage du récif corallien pour la pêche est mentionné sur Wikipédia (angl) : il aurait été utilisé pour nourrir les trop nombreux réfugiés que les archipels ont accueillis pendant le conflit de Bougainville. Selon cet autre article d’un professeur de géographie, cela n’est qu’un facteur parmi d’autres qui touche ces atolls, qui sont par nature des structures fragiles (http://www.evs-islands.com/2007/01/thoughts-quaking-carterets.html).

Dans les photos, on voit également des cas de blanchissement du corail, lui aussi dû au réchauffement climatique. Et en effet, forêts de mangroves et barrières de corail, eux-mêmes menacés partout, constituent un premier rempart contre les vagues de la mer montante…

[…] Les Humaines Associes (and French for this one) […]

[…] Première évacuation d’un peuple victime du changement climatique chez LesHumains […]

[…] N’oublions pas que la catastrophe est encore évitable, comme le démontre une nouvelle étude du MIT, et qu’en ce moment même des humains subissent les conséquence du réchauffement climatique. […]

Laisser un commentaire