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Acidification des océans, Smart Grid, Ladakh, pollution en Irak, Avatar (revue de liens) #greenfr #iyb

Revue de liens hebdomadaire reprenant les infos les plus pertinentes diffusées par Twitter par l’équipe des Humains Associés. Chaque jour, nous partagerons des liens de sources diverses. Cette semaine, la revue de lien est consacrée à l’acidification des océans, les promesses du réseau électrique intelligent, la création de glaciers artificiels pour lutter contre la sécheresse au Ladak, la pollution en Irak, conséquence de trois décennies de guerre et les déclarations des peuples indigènes après le succès d’Avatar.

Coral Garden - Photo : Nataraj Metz

Coral Garden - Photo : Nataraj Metz

L’acidification de l’océan Pacifique menace la vie maritime

Une étude menée par le laboratoire de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) à Seattle confirme la croissante acidification de l’océan Pacifique. Il s’agit de la première étude menée à si large échelle sur le sujet, se basant sur les prélèvements le long de 1500 km de côte et à 15 ans d’intervalle.

 C’est le CO2, déjà connu pour sa contribution à l’effet de serre et au réchauffement climatique, qui est encore une fois en cause. Le CO2, absorbé par l’eau, libère en effet de l’acide carbonique et modifie ainsi le PHP de l’eau de mer, naturellement légèrement alcalin. Cette acidification accrue menace la survie de beaucoup d’espèces marines et particulièrement ceux dont les organismes contiennent du carbonate de calcium : la famille des coraux, les mollusques et crustacés ainsi que le phytoplancton, c’est-à-dire l’ensemble des petits organismes à la base de la chaîne alimentaire marine. Elle pourra également affecter les œufs de poissons et les larves et elle est le principal suspect dans l’effondrement des populations d’huîtres sur la côte pacifique.

L’acidification se constate jusqu’à présent que dans les couches supérieures de l’océan, en contact avec l’atmosphère. Mais à mesure que le taux de CO2 croît, l’acidité va se répandre dans les autres couches de l’océan. Les scientifiques ont constaté des changements significatifs durant les 15 dernières années, ce qui souligne « que l’activité humaine affecte les océans de façon toujours plus forte ». 

L’écosystème marin, puissant puits de carbone, qui par l’absorption du CO2 contribue à ralentir l’effet de serre, risque donc de payer un lourd tribut pour ses services rendues. Depuis le début de l’ère industrielle, l’acidité des océans de la planète a augmenté de 25 à 30% selon les scientifiques. Si le même trend se poursuit, l’acidité pourra encore tripler d’ici la fin du siècle. Comme le rappellent les responsables de cette étude, « nous assistons à des changements sans précédent dans l’atmosphère, en conséquence, nous allons voir des changements sans précédent dans l’eau des océans. » (Lire l’article ici, en anglais)

Water for human being (Ladakh) - Photo : alles-schlumpf

Water for human being (Ladakh) - Photo : alles-schlumpf

Des glaciers artificiels pour lutter contre la sécheresse au Ladakh

Pour lutter contre le manque d’eau dans les villages reculés du Ladakh (région du Nord de l’Inde sur le versant sud de l’Himalaya), un ingénieur a développé un ingénieux système de stockage d’eau à travers des glaciers artificiels. Chewang Norphel a observé le gaspillage d’eau dans ces villages pendant l’hiver. Les villageois laissent alors couler les robinets pour éviter qu’ils ne gèlent. Il y a dix ans, il a décidé de donner un coup de pouce à la nature. A travers un système de tuyaux sophistiqué, il a détourné l’eau vers les parties ombragées des montagnes où les villageois avaient pour habitude de stocker de la neige. En diminuant son débit dès que l’eau gelait, il a fini par créer son premier glacier artificiel, dont la fonte au printemps a permis d’irriguer les champs. Depuis, avec des fonds de l’armée indienne, Chewang Norphel, que les villageois et environnementalistes n’appellent plus que M. Glacier, a créé dix glaciers de ce type, grâce à une compréhension toujours plus fine de la géologie locale. Situés plus bas dans la vallée que les glaciers naturels, leur fonte a lieu plus tôt dans l’année, en mai, au moment où les paysans finissent les semailles. Il y a 113 villages au Ladakh et 80 dépendent de l’eau de fonte des glaciers de l’Himalaya pour l’irrigation des champs, dans cette région aride où la pluie se fait rare.

Pendant que la polémique fait rage sur les prévisions contestées du GIEC concernant la date de disparition des glaciers de l’Himalaya, les conséquences du réchauffement sont une réalité tangible pour Chewang Norphel et les villageois du Ladakh, qui constatent un retrait de plus en plus rapide des glaciers et subissent une combinaison fatale de sécheresses et d’inondations. Une étude indienne confirme que les températures ont augmenté de 1C° en hiver et de 5 C° en été entre 1973 et 2008. Les chutes de neige ont diminué de 60% dans les dernières 50 années. Le M. Glacier témoigne : « Quand j’étais petit, quand il y avait un pied de neige, elle restait 6 mois. Maintenant, elle fond en une semaine. » (Lire l’article ici, en anglais)

Petite fille en Irak - Photo : UNICEF Sverige

Petite fille en Irak - Photo : UNICEF Sverige

Irak : pollution radioactive et à la dioxine après trois décennies de guerre

En Irak, plus de 40 sites se caractérisent par des taux de radiation radioactive et de pollution à la dioxine importants, selon une étude conduite conjointement par les ministères de la santé, de l’environnement et de la science irakiens. 

Des régions près des grandes villes tels que Najaf, Falloujah et Bassorah représentent 25% de ces sites. On y constate parallèlement des taux de cancers et de malformations chez les nouveaux-nés qui augmentent de façon drastique depuis les 5 dernières années. Dans des décharges autour de Bagdad et Bassorah, on mesure de la radioactivité, héritage des bombes à uranium appauvri utilisées pendant la guerre. Des forts taux de dioxine dans les champs agricoles du sud du pays seraient responsables de dégradation de la santé de la population dans la partie la plus pauvre de l’Irak, selon la ministre de la santé irakienne, Narmin Othman. Champ de bataille de la guerre Irak-Iran et des deux guerres du Golfe, la région autour de Bassorah a subi de surcroît le bombardement des pipelines et la pollution s’y est déposée. « Elle a fini par atterrir dans les poumons des habitants et dans la nourriture qu’ils consomment. Les taux de dioxines étaient extrêmement importants dans ces régions. Cela crée des problèmes à large échelle à la fois pour la santé publique et pour l’environnement. »

En collaboration avec l’ONU, les scientifiques établissent des bases de données. Plus de 500 sites ont été étudiés et 42 ont été retenus pour leur taux important en dioxine ou radioactivité. En raison des conditions de sécurité, certains lieux, notamment Falloujah ne sont accessibles que depuis peu. Des médecins y ont indiqué des taux particulièrement importants de malformations. La ministre reste prudent quant à leur origine. « La santé de la population n’est pas bonne. La ville n’a plus de canalisation et les déchets stagnants créent des maladies qui vont jusqu’à affecter les gènes. Néanmoins, on sait que beaucoup d’uranium appauvri a été utilisé ici. » Les décharges, peu surveillées, sont un autre grand problème. La décontamination va prendre du temps : « Prenons un char. S’il a été détruit puis déplacé, on retrouve une traînée de radioactivité. » Le président de la commission d’étude indique à l’EIAA que « même avec la meilleure science du monde pour nous aider, ces sites ne pourront pas être considérés comme propre avant 2020. »

Selon la ministre, la dégradation de l’environnement a été renforcée par la sécheresse et le manque d’eau, dus à une réduction de 70% du débit du Tigre et de l’Euphrate. « Nous ne pouvons raisonnablement plus nous appeler le pays des deux fleuves. L’eau est d’abord utilisée par la Turquie et la Syrie pour leurs centrales hydrauliques. Quand elle nous arrive, elle est de mauvaise qualité. L’eau que nous utilisons pour l’agriculture est souvent contaminée. Nous sommes en plein dans un catastrophe environnementale sans précédent. » (Lire l’article ici, en anglais)

Jeune Yanomami - Photo : christiancaron2000

Jeune Yanomami - Photo : christiancaron2000

Pour les peuples indigènes, le film Avatar n’est pas une fiction

De nombreux articles et ONG ont profité du succès du film de James Cameron, Avatar, pour établir des parallèles avec le destin de nombreux peuples indigènes à travers le monde. A l’occasion du triomphe du film au Golden Globes, Stephen Corry, directeur de l’ONG Survival International, a déclaré que comme les Navi’s d’Avatar, « les derniers peuples indigènes du monde – de l’Amazonie à la Sibérie – sont également en danger d’extinction, leurs terres sont spoliées par de puissants intérêts pour des raisons lucratives telles que la colonisation ou l’exploitation forestière et minière. » Et comme les Navi’s, leur mode de vie est intimement lié à leur terre ancestrale. 

Un Penan du Sarawak (partie malaisienne de l’île de Bornéo), a confié à Survival : « Nous, le peuple penan, ne pouvons vivre sans la forêt. Elle nous protège et nous la protégeons. Nous comprenons les plantes et les animaux parce que nous habitons ici depuis de nombreuses années, depuis des temps immémoriaux. (…) Les Na’vi d’Avatar se lamentent parce que leur forêt est détruite. Il en est de même pour nous, les Penan. Les compagnies d’exploitation forestière abattent nos grands arbres, polluent nos rivières et font disparaître notre gibier. » Même chose pour les Bushmen du Kalahari ou les Yanomamis en Amazonie. Leur porte-parole, Davi Kopenawa Yanomami, déclare « Mon peuple a toujours vécu en paix avec la forêt. Nos ancêtres nous ont appris à comprendre notre terre et les animaux. Nous avons utilisé ce savoir avec précaution, parce que notre existence en dépend. Ma terre yanomami a été envahie par les orpailleurs. Il en est résulté la mort d’un cinquième de notre peuple, atteint de maladies que nous n’avions jamais connues auparavant. »

James Cameron a évoqué l’une des idées centrales de son film qui « nous interroge sur le fait que tout est lié, les êtres humains les uns aux autres et chacun de nous à la terre. » Pour Survival, « l’un des meilleurs moyens de protéger le ‘miracle’ du patrimoine naturel du monde est d’une simplicité étonnante, c’est de garantir les droits territoriaux des peuples indigènes. » (Lire l’article ici. Voir aussi en anglais, ici et ici. )

All Lined Up - Photo : Ian Muttoo

All Lined Up - Photo : Ian Muttoo

Des réseaux intelligents pour économiser l’énergie

Très en vogue aux États-Unis, la « Smart Grid » ou réseau électrique intelligent, a fait pour la première fois l’objet d’un colloque en France à l’initiative de la commission de régulation de l’énergie (CRE). L’occasion de rappeler le potentiel de ce que certains considèrent comme « une révolution aussi importante que dans les télécoms ».

Le principe général de ces réseaux intelligents consiste à répartir la fourniture d’énergie en fonction des besoins réels des consommateurs. Actuellement, un distributeur d’énergie anticipe les besoins de ses clients en fonction de paramètres tels que les habitudes et la météorologie. Pour éviter une pénurie, il prévoit large, ce qui conduit inévitablement à un gaspillage d’énergie. Grâce à l’alliance avec les nouvelles technologies de l’information et des « compteurs intelligents », les fournisseurs d’énergie connaîtront en temps réel les besoins des consommateurs, ce qui leur permettra de mieux gérer le réseau et de moins disperser de l’énergie inutilement. La Smart Grid consiste à injecter une plus grande capacité d’adaptation à tous les niveaux des systèmes énergétiques, de la production à la consommation. Pour les universitaires co-organisateurs du colloque, « il faut profiter des avancées de plusieurs secteurs - celui des capteurs, des télécommunications et des technologies de l’information - pour fournir un système de gestion de l’électricité plus efficace et moins énergivore ».

Le système énergétique va évoluer d’une structure pyramidale vers un véritable réseau - à l’image d’Internet. Les centres de production vont se multiplier et s’atomiser et les consommateurs pourront être en même temps producteurs, comme p.ex. ceux qui habitent des maisons équipées de capteurs solaires. La mise en place d’un tel réseau est un véritable défi informatique qui nécessite des infrastructures et des logiciels adaptés pour gérer des données sur la consommation en temps réel de dizaines de millions d’abonnés. Un point qui n’est pas sans susciter des inquiétudes, puisque le compteur intelligent pourra transmettre quantité de détails sur le comportement des clients. (Lire l’article ici)

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Consumérisme, biodiversité, fonte de la banquise, végétation et mesures pour les abeilles (revue de liens) #greenfr #iyb

Revue de liens hebdomadaire reprenant les infos les plus pertinentes diffusées par Twitter par l’équipe des Humains Associés. Chaque jour, nous partagerons des liens de sources diverses. Cette semaine, la revue de lien est consacrée au consumérisme qui est incompatible avec l’avenir de la planète, à la définition de la biodiversité incluant l’homme, aux prévisions d’augmentation du niveau de la mer, à la réponse des plantes aux réchauffement climatique et aux mesures de sauvegarde des abeilles en France.

Man and water buffalo in rice fields - Photo : Edwin Huffman/World Bank

Man and water buffalo in rice fields - Photo : Edwin Huffman/World Bank

« La biodiversité est plus qu’un catalogue d’espèces »

Dans un entretien avec Futura-Sciences, Robert Barbault, spécialiste de la biodiversité auprès du Muséum national d’Histoire naturelle et président du Comité Français du Programme Man and Biosphere de l’Unesco, apporte un éclairage utile sur la notion de biodiversité, mise à l’honneur cette année par l’ONU.

La biodiversité est avant tout le tissu vivant de ce phénomène qu’on appelle la vie. Robert Barbault souligne que l’image du « catalogue d’espèces » empêche de voir la notion dans sa globalité : la biodiversité comprend l’ensemble des interactions des espèces et des écosystèmes avec l’environnement, mais aussi avec l’homme. L’homme et ce qui a fait sa civilisation, à savoir l’agriculture avec toutes ses variétés de plantes cultivées et d’animaux élevés, sont partie intégrante de la biodiversité. « La biodiversité, c’est le passage du concept de l’homme et la nature à celui de l’homme dans la nature (…). » Chaque niveau de la diversité (génétique, population, écosystème…) doit alors être vu comme un maillon dont l’affaiblissement ou la disparition peut avoir des conséquences sur la multitude de liens qui lui sont attachés. C’est l’image du pull dont une maille saute: « Cela peut ne pas sembler gênant, mais quand le pull commence à s’effilocher intégralement, on se rend compte de l’importance de ces mailles. » Cette approche systémique commence à progresser lentement, notamment à travers le rapport du Millennium Ecosystem Assessment (Évaluation des écosystèmes pour le millénaire) et la notion de service écologique. On reconnaît alors les services rendus par la biodiversité tels que l’épuration des eaux, la décomposition des déchets ou encore la pollinisation des cultures.

En raison du très grand nombre d’espèces connus (1,7 millions) et inconnues (probablement plus d’une dizaine de millions supplémentaire), la mesure de la biodiversité est difficile. Néanmoins, les espèces les plus menacées sont celles qui sont en concurrence, directe ou indirecte, avec l’homme pour l’espace et les ressources, des espèces de grande taille qui sont quasiment toutes connues. Il existe actuellement deux types d’approches pour suivre leur évolution, la liste rouge réalisée par l’UICN et qui met en avant les espèces menacés, et la liste dites des Oiseaux communs (Suivi Temporel des Oiseaux Communs), qui suit l’évolution des populations au global. Car bien que moins spectaculaire que la disparition totale d’une espèce, la chute dramatique des populations d’espèces communes est une catastrophe tant écologique qu’économique. L’exemple criant est celui la diminution des stocks de poissons ou des grands prédateurs, qui modifient un écosystème dans son ensemble et favorisent à l’inverse le développement excessif d’autres espèces (exemple des méduses). (Lire l’article ici)

Pop-Trash Mart: Thats Life - Photo : kozumel

Pop-Trash Mart: That's Life - Photo : kozumel

Climat : le consumérisme incompatible avec le salut de la planète

La lutte contre le réchauffement climatique passe par un renoncement au consumérisme et l’émergence de valeurs plus compatibles avec le développement durable. Voilà les conclusions d’un rapport publié par le Worldwatch Institute, un institut privé de recherche environnementale américain. Malgré un mouvement encourageant en faveur de la lutte contre le changement climatique, les changements technologiques et politiques ne suffiront pas à atteindre les objectifs de réduction des émissions de GES (gaz à effets de serre). En effet, pour produire suffisamment d’énergie propre au cours des 25 prochaines années pour remplacer ce qui provient des hydrocarbures et du charbon, le monde devrait fabriquer 200 mètres carrés de panneaux solaires photovoltaïques chaque seconde et 24 turbines d’éolienne de trois mégawatts toutes les heures sans interruption pendant cette période.

Selon le chercheur Erik Assadourian, « pour maintenir une économie durable, les sociétés humaines doivent modifier leurs valeurs culturelles afin que la pérennité de la croissance économique devienne la norme et qu’une consommation excessive soit tabou ». La consommation de biens et de services a augmenté de 28% en dix ans, ce qui a entraîné une explosion de l’extraction de matières premières et de la consommation d’énergie. Le rapport souligne que « si tous les habitants de la planète consommaient comme l’Américain moyen, à savoir 88 kilos de marchandises et d’équivalents en énergie quotidiennement, la planète ne pourrait satisfaire les besoins que de 1,4 milliard de personnes, le cinquième de la population actuelle. » Selon l’institut, les 500 millions de personnes les plus riches dans le monde (environ 7% de la population) sont responsables de 50% des émissions de dioxyde de carbone (CO2), contre 6% pour les trois milliards les plus pauvres.

Pour le président du Worldwatch Institute, « alors que le monde s’efforce d’émerger de la récession la plus grave depuis la Grande Dépression des années 30 nous avons une occasion sans précédent de tourner le dos au consumérisme. L’instinct humain de survie doit l’emporter sur l’envie de consommer à n’importe quel prix. » (Lire l’article ici)

Fracture - Photo : dave_apple

Fracture - Photo : dave_apple

Quelle va être l’augmentation du niveau de la mer ? Préparons-nous pour 2 mètres.

Tout en soulignant le caractère sérieux et équilibré des rapports du GIEC, les scientifiques de cet article, Orrin H. Pilkey and Rob Young, auteurs de « The Rising Sea », pointent ses principales faiblesses, l’évaluation de la hausse du niveau de la mer. En effet, le GIEC n’a pas inclu la fonte des glaces du Groenland et de l’Antarctique occidentale dans ses modélisations, estimant les mécanismes trop incertains pour être calculés. La prédiction du GIEC, d’une augmentation du niveau de la mer de 0,60m (2 pieds), n’inclut donc que les effets de l’expansion thermique de l’eau des océans et la fonte des glaciers hors des régions polaires. Or, la fonte de la banquise des pôles risque de devenir le principal facteur d’augmentation du niveau de la mer et la prévision de 2,13m (7 pieds) n’est non seulement possible mais hautement probable.

Les conséquences de la hausse du niveau de la mer seront majeures : l’agriculture sera bouleversée, les ressources en eau potable rendues impropre à la consommation par l’eau salée, les tempêtes et les inondations gagneront les terres intérieures et des millions de réfugiés climatiques devront quitter leurs habitats. Des gouvernements, notamment ceux des pays en voie de développement, risquent d’être renversés, créant de l’instabilité politique. L’infrastructure des grandes villes côtières des pays développés sera touchée, laissant peu de moyens pour venir en aide aux citoyens des pays pauvres ou même des autres régions côtières de leur propres pays. Les deltas des grands fleuves, le Mékong, l’Irrawaddy, le Niger, le Gange et le Nil sont les plus vulnérables. Plus de 15 millions de personnes vivent à peine au-dessus du niveau de la mer au Bangladesh. Au Vietnam, une augmentation de 0,90m du niveau de la mer éliminera la moitié de la production de riz du pays. Le delta du Mississippi et la ville de Miami seront tout aussi affectés. Le précédent Secrétaire à l’Intérieur américain, Bruce Babbitt, considère que c’est un fait inéluctable que la Louisiane soit sous l’eau du vivant de notre génération et reproche aux responsables de ne pas prendre des mesures préparant la migration.

Malgré ces prévisions terribles, les auteurs affirment que des catastrophes humanitaires et économiques peuvent être évitées aux USA à travers une planification lucide et raisonnée. Cela inclut dès à présent une politique de retrait progressif des régions côtières vulnérables, le déplacement vers des terres intérieures des infrastructures tels que les réseaux de canalisation et l’arrêt des subventions à la reconstruction sur la côte. En effet, aux USA, les ouragans seraient devenus de véritables « programmes de rénovation urbaine », donnant lieu à des reconstructions toujours plus importantes et chères. Désormais, cette politique fiscale, soutenue par une « mentalité d’ingénieurs » qui pense toujours pouvoir reconstruire et fixer, devra cesser en faveur de programmes prenant en compte les prévisions de hausse du niveau de la mer. L’approche politique devra être nationale et non locale, les gouvernements locaux n’ayant ni la volonté, ni à terme la capacité de prendre en charge ces bouleversements. (Lire l’article ici, en anglais)

Spring flood among the birch trees - Photo : me suz

Spring flood among the birch trees - Photo : me suz

Même les plantes n’apprécieront pas un monde plus chaud

Sécheresses, feux de forêts, diminution des ressources en eau potable et acidification des océans, la plupart des effets attendus du réchauffement climatique sont peu engageants. Néanmoins, jusqu’à présent l’on pensait que la végétation, quant à elle, pourrait en tirer bénéfice. Après tout, le CO2 est essentiel à la photosynthèse dont dépendent les plantes et un climat plus tempéré prolongera leur saison de croissance. Mais Chris Field, directeur de Global Ecology à la Carnegie Institution à l’université de  Stanford, rappelle que les interactions dans la nature sont nombreuses et puissantes et qu’il est hasardeux de faire des projections sur la base d’un seul facteur. De nombreuses études récentes montrent que la réponse des plantes au changement climatique sera plus complexe.

Ainsi, une étude finnoise montre que les pins et bouleaux du nord sont plus rabougris que leurs cousins du sud, parce que la saison de croissance est plus courte et qu’ils cessent leur croissance plus tôt pour éviter le gel. Néanmoins, si les conditions climatiques sont plus tempérées, ils ne vont pas modifier ces mécanismes du jour au lendemain. L’évolution prendra du temps, jusqu’à ce que des pousses ne disposant plus de ces gènes de dormance s’implanteront et domineront. Une autre étude de terrain a mis en évidence que certes, les plantes vont croître davantage si elles sont exposées à davantage de CO2, mais ce sera le cas pour toutes les plantes, y compris les mauvaises herbes qui se trouvent être les plus réceptives à l’augmentation du CO2. Par ailleurs, les plantes ne dépendent pas uniquement du CO2 pour leur croissance, mais aussi de l’eau et d’autres nutriments. On pourra donc avoir des plantes plus grandes, mais appauvris par exemple en azote, ce qui fait que les insectes devront en consommer davantage pour rester en vie. Le changement climatique aura aussi des effets différents selon les parties du globe. Si l’on pourra en profiter au Nord grâce aux saisons des cultures prolongées, sous les Tropiques, la croissance dépend des ressources en eau et sera victime de la sécheresse. « Dans de nombreuses parties du globe, on est déjà à la limite de la chaleur que les plantes supportent pour pousser », rappelle un autre scientifique de Stanford. Pour finir, les plantes peuvent migrer en fonction des climats pour s’adapter - en théorie. Mais leur rythme de migration n’est pas forcément en accord avec celui du changement climatique. Et la compréhension de ces mécanismes de migration reste parcellaire, basée uniquement sur l’étude d’écosystèmes préhistoriques et non sur un environnement moderne dominé par l’homme. (Lire l’article ici, en anglais)

Abeille - Photo : laurent KB

Abeille - Photo : laurent KB

Des fleurs vont être plantées le long des routes de France pour les abeilles

Des fleurs vont être plantées sur plus de 250 kilomètres d’accotements routiers pour venir en aide aux abeilles et leur offrir de nouvelles ressources pour leur alimentation. Depuis dix ans, les colonies d’abeilles enregistrent des pertes très importantes. Leur taux de mortalité, qui normalement ne doit pas dépasser 5%, peut atteindre dans certaines régions du monde 40%, voire 80% dans les cas extrêmes. Les causes en sont multiples et complexes, parmi lesquels des virus, des maladies, les pesticides et l’agriculture intensive.

L’initiative implique deux ministres, M. Bussereau, compétent pour les routes, et Mme Jouanno, pour l’Ecologie. « Plus de 35% de nos ressources alimentaires proviennent aujourd’hui des insectes pollinisateurs comme les abeilles. Les protéger c’est aussi assurer notre survie », indique Chantal Jouanno. Pour M. Bussereau, l’objectif est de « réduire les impacts environnementaux des infrastructures routières ».

Démarrant au printemps 2010, cette expérimentation sera menée dans six grandes régions correspondant aux directions interdépartementales des routes : nord, nord-ouest, sud-ouest, massif central et atlantique. La démarche sera évaluée pendant trois ans selon plusieurs critères (intensité du butinage, analyse du miel, composition des pollens) pour en mesurer l’efficacité. A terme, l’objectif est d’étendre le dispositif à l’ensemble du réseau routier national non concédé (environ 12 000 km). Le dispositif vient compléter celui des « jachères apicoles », qui consistent pour les agriculteurs à planter des fleurs sur les terrains en jachère au bénéfice des abeilles. (Lire l’article ici)

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Enjeu humain de la biodiversité, changement climatique, méthane, Antarctique, espèces en France (revue de liens) #greenfr

Revue de liens hebdomadaire reprenant les infos les plus pertinentes diffusées par Twitter par l’équipe des Humains Associés. Chaque jour, nous partagerons des liens de sources diverses. Cette semaine la revue de liens est consacrée aux enjeux humains de la biodiversité, aux modélisations climatiques qui plaident pour une action rapide contre les GES, aux émissions accrues de méthane en Arctique et à la fonte d’un important glacier en Antarctique, ainsi qu’à une nouvelle base de données sur les espèces présentes et disparues en France.

Women show their agricultural products, India - Photo: © Simone D. McCourtie / World Bank

Women show their agricultural products, India - Photo: © Simone D. McCourtie / World Bank

La biodiversité n’est pas qu’une question de préservation d’espèces exotiques, elle concerne la vie de milliards de personnes

La biodiversité n’est pas qu’une question de protection des espèces menacées, mais concerne les ressources vitales de l’ensemble des habitants de la Terre. Elle est à la base de la santé et du bien-être de tous et fournit l’essentiel de la richesse des pauvres de ce monde. Comme le rappelait le directeur du PNUD, Achim Steiner, lors du lancement de l’Année internationale de la biodiversité à Berlin, la perte continue d’espèces animales et végétales et la dégradation d’écosystèmes tels que les forêts, augmente la pauvreté en même temps qu’elle détruit l’environnement.

La destruction irrémédiable de ressources génétiques naturelles appauvrit le monde et réduit notre capacité à cultiver de nouveaux aliments, à développer de nouveaux médicaments ou à résister aux nuisibles et aux maladies. Les écosystèmes du monde rendent des services vitaux pour tous, tels que la production d’oxygène, la décomposition des déchets ou le filtrage de polluants. Ce sont des tampons naturels qui permettent de réduire les risques de sécheresse et d’inondation. Ils protègent les sols contre l’érosion et assurent leur fertilité. Les océans fournissent la population mondiale en poissons. Les écosystèmes sont également des remparts essentiels contre les impacts du changement climatique par leur capacité à absorber du gaz carbonique. La capacité des forêts, des marais, tourbières et toundras, des coraux et du plancton, à stocker du CO2 devrait en faire notre premier allié dans la lutte contre le réchauffement climatique.

L’équivalent pour la biodiversité du rapport Stern (qui évaluait le coût économique du changement climatique), The Economics of Ecosystems and Biodiversity (TEEB), souligne que la perte des services naturels rendues par la biodiversité correspond à une catastrophe économique de plus grande ampleur que la crise financière actuelle. Selon ce rapport, les récifs coralliens, dont un cinquième est déjà détruit, génèrent jusqu’à 189 000 de dollars par hectare, en termes de protection des côtes, mais encore plus en revenus de la pêche et du tourisme. La déforestation quant à elle se chiffre à 2 à 4 billions de dollars par an.

Selon Dr Robert Bloomfield, coordinateur de l’année internationale de la biodiversité en Angleterre, « plutôt que de regarder la biodiversité et les méchanismes écologiques se dégrader, nous devrions fournir un effort conséquent en faveur d’une relation plus durable entre la société humaine et la nature. Ce n’est pas un problème scientifique ou environnemental, c’est une question sociale et éthique à propos de ce que nous souhaitons léguer aux générations futures. » (Voir les articles ici et ici, en anglais)

Climat : les 40 prochaines années cruciales pour éviter le pire

Une récente étude publiée par des chercheurs américains et européens dans les Annales de l’Académie américaine des sciences (PNAS) définit des seuils critiques qui, s’ils sont dépassés en 2050, empêcheraient d’atteindre les objectifs de variation maximum de température en fin de siècle avec les technologies énergétiques actuelles. Pour contenir à deux degrés la hausse de la température du globe à la fin du siècle, il s’agit de réduire les émissions de GES (gaz à effets de serre) d’environ 20% au-dessous de leur niveau de 2000 - sous réserve d’une demande d’énergie stable. En revanche, si la demande d’énergie et de terre de culture augmenterait plus rapidement, la réduction des émissions de GES devrait être de 50%, ce qui selon ces experts risque d’être impossible en raison du coût et des technologies disponibles.

Les auteurs de l’étude soulignent que les responsables gouvernementaux devraient faire tout leur possible pour réduire les émissions de gaz à effets de serre au cours des 40 prochaines années pour éviter un point de non retour à plus long terme. « Même si les gouvernements sont d’accord sur un objectif à long terme, sans limiter les émissions de GES au cours des prochaines décennies, on pourrait se trouver incapables d’atteindre ce but car des options potentiellement souhaitables pourraient ne plus être technologiquement possible ou beaucoup trop coûteuses », explique Brian O’Neill, un scientifique du National Center for Atmospheric Research aux États-Unis, co-auteur du rapport. (Lire l’article ici)

arctic sunset - Photo : Phil Camill

arctic sunset - Photo : Phil Camill

Le permafrost arctique libère du méthane à des niveaux records

Selon une nouvelle étude publiée dans le magazine Science, les émissions de méthane issues du permafrost arctique ont augmenté d’un tiers au cours des cinq dernières années. Les sols arctiques renferment des milliards de tonnes de méthane, un gaz à effet de serre 20 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. Pour de nombreux scientifiques, la fonte du permafrost est une bombe à retardement qui risque de mettre à mal les efforts de lutte contre le réchauffement climatique en déclenchant une boucle de rétroaction (le réchauffement fait fondre le permafrost, qui libère le méthane, qui renforce le réchauffement etc.) A l’inverse, contrairement au CO2, la durée de vie du méthane n’étant que d’une dizaine d’année, la réduction des émissions pourrait produire des résultats bien plus immédiats.

L’étude a porté sur l’ensemble des zones humides de la Terre. Les émissions de l’Antarctique ne représentent pour l’instant que 2% des émissions globales, mais leur augmentation de 30% a contribué à la croissance de 7% de la moyenne globale. Le reste des émissions provient du bassin de l’Amazonie, du bassin du Congo et des rizières de Chine et d’Asie du Sud. Pour ses auteurs, « l’étude n’a pas montré que l’Antarctique a passé le point de bascule, mais elle doit aider à ouvrir les yeux. Elle montre qu’il y a un feedback positif et que des températures plus élevées entrainent des émissions plus fortes et un réchauffement plus rapide. » L’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que toutes les autres régions du globe, la température moyenne de certaines régions a déjà augmenté de 2,5 degrés et les projections prévoient jusqu’à 10 degrés si les émissions se poursuivent au même rythme.

L’étude a été essentiellement conduite à partir de données recueillies par satellite. Paul Palmer de l’université d’Edinburgh, un des auteurs de l’étude, souligne au passage qu’il est particulièrement regrettable que peu de satellites soient lancés pour suivre les émissions de GES au niveau mondial, alors qu’ils permettent de quantifier les émissions de gaz, naturelles ou produites par l’homme, dans chaque région de la Terre. (Lire l’article ici, en anglais)

Antartica 14 - Photo : Guille Avalos

Antartica 14 - Photo : Guille Avalos

Un important glacier de l’Antarctique atteint le point de bascule

La fonte d’un important glacier de l’Antarctique, le glacier de Pine Island (PIG), a atteint un seuil critique selon une étude conduite par des scientifiques de l’université d’Oxford. Il risque de perdre 50% de sa glace d’ici 100 ans, ce qui entraînerait une hausse du niveau de la mer de 24 cm. Dès 2004, des satellites ont permis d’observer que l’accélération de la fonte est de 25% plus rapide que 30 ans auparavant.

En raison de sa complexité, les modèles climatiques, y compris ceux du GIEC, n’ont jusqu’à là que peu pris en compte l’Antarctique et les conséquences d’une possible fonte de ses glaciers sur le niveau de la mer. La banquise de la mer d’Amundsen, dans laquelle versent l’ensemble des glaciers de la région, a jusqu’alors été considérée comme une barrière efficace qui ralentit la fonte des glaciers. Néanmoins, le réchauffement climatique augmente la température de la mer d’Amundsen et attaque la banquise et les glaciers par le bas. Le retrait du glacier de Pine Island a ouvert l’accès de l’eau de mer au-delà d’une crête du fond de l’océan qui jusqu’à la protégeait la base du glacier à la manière d’un bouchon (voir le schéma ici). En raison de ces caractéristiques géologiques particulières du fond de l’océan, le processus de fonte est accéléré une fois que ce seuil a été franchi.

L’équipe souligne que la modélisation de la physique du glacier est simple et ne prend en compte tous les facteurs. Néanmoins, le modèle serait plutôt optimiste et la fonte s’avère plus rapide que dans les projections. (Lire les articles ici et ici, en anglais)

Le Muséum d’histoire naturelle met en ligne les espèces présentes et disparues en France

Le Muséum d’histoire naturelle a mis en ligne une nouvelle version de sa base de données qui inclut pour la première fois des espèces animales et végétales aujourd’hui disparues de France. Cet inventaire archéozoologique et archéobotanique a été démarré en 2004 et prend en compte des données de ce qu’on appelle la littérature grise (mémoires, rapports de fouilles), qui n’ont jamais été publiées. Élaborée en collaboration avec le CNRS, la base permet de voir en un clic la présence d’une plante ou d’un animal sur le territoire français, ainsi que des cartes nationales et départementales. Pour des espèces disparues du territoire, tels que le loup, on peut voir sa présence est attestée en France à différentes époques, depuis le Paléolithique moyen (-300 000 à -30 000 ans) en passant par l’antiquité et le moyen-âge jusqu’aux temps modernes. Le site n’a pas d’équivalent à l’étranger. « Pour une fois, on est vraiment moteur », se réjouit l’archéozoologue Cécile Callou. (Lire l’article ici, voire l’Inventaire national du patrimoine naturel ici)

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2010, Année internationale de la biodiversité

IYB Logo : 2010 International Year of Biodiversity / 2010 Annee internationale de la biodiversite

La biodiversité est à l’honneur en 2010, puisque l’ONU l’a déclaré thème de l’année. D’après les scientifiques, nous assistons à la sixième extinction massive des espèces, la précédente ayant abouti à la disparition des dinosaures. Les pertes ont été plus rapides au cours de ces 50 dernières années qu’à n’importe quelle autre période de l’histoire humaine. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) estime à 24 le nombre d’espèces menacées en 1975, à 1000 en 1985 et à 16 306 en 2007, année au cours de laquelle 785 d’entre elles se sont éteintes. Sur la « liste rouge » de l’UICN, 36 % des espèces animales et végétales sont menacées à plus ou moins long terme. Le taux d’extinction actuel des espèces est 100 à 1 000 fois plus rapide que le taux naturel.

La biodiversité a été défini par la Convention sur la diversité biologique, signé à Rio en 1992, comme «la variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes». Un concept à large spectre donc, qui s’étend des gènes à la biosphère, en passant par les espèces et les écosystèmes. Outre la protection des espèces, la Convention de la biodiversité cherche à garantir un partage équitable des bénéfices de la biodiversité et à protéger les savoirs, pratiques et innovations traditionnels. La biodiversité a été considéré comme une « préoccupation commune à l’humanité » dès cette première conférence de Rio. Dix ans plus tard, en 2002, à la conférence de Johannesbourg sur le développement durable, l’un des objectifs était d’obtenir « d’ici à 2010, une réduction importante du rythme actuel d’appauvrissement de la diversité biologique ». Néanmoins, le bilan qui devra être dressé cette année, sera sans doute décevant.

Les écosystèmes rendent à l’espèce humaine des services environnementaux inappréciables, essentiels à sa survie : la fixation du carbone de l’atmosphère et la production d’oxygène, la protection des sols contre l’érosion et le maintien de leur fertilité, le filtrage de l’eau et le réapprovisionnement des nappes phréatiques, la fourniture d’agents de pollinisation et d’agents anti-parasitaires, etc. Véritable tissu vivant de la planète, la biodiversité est nécessaire à l’équilibre des chaînes alimentaires, à l’épuration de l’air, à la régulation du climat. L’espèce humaine y trouve de quoi s’alimenter, se chauffer, s’habiller et même se soigner : de 40 à 70 % de nos médicaments en sont issus. La richesse de la biodiversité accroît les chances de la vie sur terre de s’adapter aux changements.

La destruction humaine de la biodiversité, commencée dès le Paléolithique, s’est accélérée au cours de la Révolution industrielle, puis dans la seconde moitié du XXe siècle, avec l’explosion démographique, la surexploitation des ressources, la construction de villes et d’autoroutes, l’accumulation de déchets, la pollution, l’introduction d’espèces invasives, la déforestation, la monoculture… S’y ajoute l’impact du changement climatique : On sait déjà que face au réchauffement, certaines espèces ne pourront pas migrer assez vite.

Twitter List : 2010 International Year of Biodiversity / 2010 Annee internationale de la biodiversité / @leshumains/biodiversity

Liste Biodiversité des Humains Associés sur Twitter (@leshumains/biodiversity)

L’ONG Conservation International a recensé 34 hauts lieux de la biodiversité, des zones caractérisées à la fois par leur grand nombre d’espèces et par une menace accrue sur leur biodiversité. Sur ces « hotspots » qui représentent seulement 2,3% de la surface du globe, vivent trois quart de tous les mammifères, oiseaux et amphibien menacés, 42% de tous les vertébrés terrestres et environ la moitié des espèces végétales du monde.

De nombreux études évaluent la biodiversité du point de vue économique : Les apports de la diversité biologique ont été estimés annuellement entre 2 900 et 38 000 milliards de dollars. Dans les pays les plus pauvres, le capital naturel représente en moyenne 25% de la richesse d’un individu ; dans les sociétés riches et urbanisées, moins de 1%.

Face à la crise plus médiatisée du climat, la crise de la biodiversité manque de visibilité. « La perte de la biodiversité n’est pas comme le changement climatique dont nous pouvons voir et sentir les impacts : l’augmentation du niveau de la mer et des tempêtes. Dans le monde occidental, nous sommes devenus si éloignés de la biodiversité que nous avons oublié à quel point nous l’utilisons dans nos vies quotidiennes, depuis la nourriture que nous mangeons jusqu’aux vêtements que nous portons, en passant par les médicaments que nous utilisons », a expliqué l’UICN. Pour remédier à ce manque de visibilité, la création d’un mécanisme international d’expertise pour la biodiversité semblable à celui du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) est envisagée. Lancée en 2005, l’idée d’un panel international a progressivement évolué vers la mise en place de l’IPBES, Plate-forme intergouvernementale (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem services). Selon Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, cette plateforme devrait pouvoir voir le jour en 2010.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) plaide pour des objectifs ambitieux mais réalistes en matière de biodiversité, qui puissent être mesurés et mis en œuvre facilement. Elle demande également davantage de recherche sur les enjeux de la biodiversité, davantage de zones préservés sur terre et en mer et une collaboration plus étroite avec les entreprises pour trouver de nouvelles façons pour combiner protection et commerce. Une prise de conscience des enjeux par le grand public est également une priorité pour éviter que nous continuions à perturber et détruire les écosystèmes.

Au-delà de l’approche utilitariste, l’Année de la biodiversité nous invite à poser la question de la Vie sur terre et de notre responsabilité personnelle vis-à-vis de notre espèce et de notre planète et en appelle à une véritable éthique du vivant. « Nous faisons face à une grave crise dans le domaine de la biodiversité, explique Jane Smart, directrice à l’IUCN Biodiversity Conservation Group. Nous devons nous rappeler que l’extinction d’une espèce est irréversible, une fois qu’elle est exterminée, elle est partie pour toujours. La perte de cette merveilleuse et complexe diversité naturelle qui est à la base de toute la vie sur terre, constitue une menace sérieuse pour l’humanité, maintenant et à l’avenir.»

Comme le rappelle le Manifeste planétaire, texte fondateur des Humains Associés :

La terre est unique.
Ne la gâchons pas.
Ne nous gâchons pas.

Sources et ressources :

Liste Biodiversité des Humains Associés sur Twitter

Les Hahstags sur Twitter : #iyb #IYB2010

Fan page de l’International Year of Biodiversity 2010 sur Facebook

Twibbon de la biodiversité (pour les avatars sur Twitter)

Portail de l’ONU

Portail du gouvernement français

Agenda

International Union for Conservation of Nature

Union internationale pour la conservation de la nature (fr)

Année de la biodiversité (UNESCO)

Menaces sur le vivant (Journal du CNRS)

2010 déclarée année internationale de la biodiversité (portail Développement durable)

Biodiversité : une crise planétaire en manque de visibilité (portail Développement durable)

Biodiversité (Goodplanet.info)

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L’évolution en 60 secondes, main d’œuvre digitale, réfugiés climatiques, intelligence des dauphins

Revue de liens hebdomadaire reprenant les infos les plus pertinentes diffusées par Twitter par l’équipe des Humains Associés. Chaque jour, nous partagerons des liens de sources diverses. Cette semaine, la revue de lien est consacrée aux conditions de travail dans lesquelles sont fabriqués nos équipements informatiques, aux réfugiés climatiques du Bangladesh, aux déclarations du président du GIEC, Rajendra Pachauri, à l’intelligence des dauphins constatée lors de nouvelles études et à l’évolution de la Vie sur Terre… en 60 secondes.

Vidéo - L’évolution de la Vie en 60 secondes


Rapportée à la durée d’une minute, cette vidéo figure l’évolution de la vie sur terre.

Les dauphins sont trop intelligents pour être encore appelés animaux, selon des scientifiques

Les dauphins sont considérés comme l’espèce la plus intelligente après l’homme par les scientifiques. Des études récentes ont montré des comportements de communication semblables aux humains et une intelligence plus évoluée que celle des chimpanzés.

Ces études montrent que les dauphins ont des personnalités propres, une forte conscience d’eux-mêmes et la capacité à penser le futur. Les Grands dauphins (ou Tursiops) sont capables de se reconnaître dans un miroir et d’inspecter des parties de leur corps, capacité que l’on croyait jusque là réservée aux hommes et aux grands singes. Ils sont également capables d’utiliser un langage symbolique rudimentaire. Ce sont des animaux culturels, dans le sens qu’un nouveau comportement peut être copié d’un individu à l’autre et qu’ils savent coopérer.

Common Dolphin - Photo : Nick Chill

Common Dolphin - Photo : Nick Chill

Des études anatomiques confirment que leur cerveau comporte de nombreuses caractéristiques associées à une intelligence évoluée. La taille de leur cerveau, et plus important, la taille relative par rapport à celle de leur corps, les place directement derrière l’homme. La structure de leur cortex, avec des plis caractéristiques, est également favorable à l’émergence de l’intelligence complexe.

En ce sens, les chercheurs soulignent qu’il est moralement inacceptable de garder ces animaux dans des parcs d’attraction ou de les tuer accidentellement pendant la pêche, comme c’est le cas pour 300 000 baleines, dauphins et marsouins tous les ans. Ils considèrent que les dauphins sont qualifiés pour obtenir un statut de personne non humaine qui nous oblige moralement envers eux. (Lire l’article ici, en anglais)

« Main d’œuvre digitale » (documentaire vidéo)

Ce documentaire présente les conditions de travail de la main d’œuvre lors de la fabrication et du recyclage de nos équipements informatiques. Il décrit le circuit économique mondial, dans lequel la sous-traitance joue un rôle primordial. Elle s’est développée avec l’émergence des ordinateurs personnels (PC), la standardisation et la concurrence toujours plus féroce entre les marques qui a entraîné une baisse de prix et une pression excessive sur les producteurs. Véritable atelier du monde de l’industrie électronique, la Chine est au centre de ce système globalisé. La ville de Shenzen, ville dortoir des travailleurs de l’électronique, a vu sa population passer de 300 000 à 12 millions de personnes en quelques années. Travailleurs migrants, ils vivent dans des conditions précaires, sans protection sociale, sans contrats de travail. Souvent en contact avec des produits toxiques, ils développent des maladies professionnelles, rarement reconnues et prises en charge. Pour remédier à cette situation, les marques doivent endosser la responsabilité de l’ensemble du circuit de production, y compris chez les sous-traitants, et garantir des conditions socialement et écologiquement responsables. L’Europe et notamment les collectivités ont un rôle important à jouer en exerçant une pression en ce sens.

La vidéo a été réalisée en 2007 par les ONG PC Global et SETEM dans le cadre de la campagne Procure IT. Le sous-titrage en français a été récemment ajouté à la demande du blog GreenIT. (Voir la vidéo ici)

Family Trying to Rebuild - Photo : ellievanhoutte

Family Trying to Rebuild - Photo : ellievanhoutte

Les réfugiés climatiques du Bangladesh dans l’incapacité de retourner chez eux

Fuyant des catastrophes climatiques, tels que le cyclone Sidr en 2007, de nombreux habitants du sud du Bangladesh se retrouvent coincés dans la capitale Dakah, sans espoir de retour, faute de moyens. La moitié des habitants y vivent dans des bidonvilles dans des conditions déplorables. Les trafics d’enfants et les incendies criminels sont monnaie courante dans ces baraquements, faits de tôle et de plastic, infestés de cafards, construits le long des chemins de fer ou des rivières. Malgré des initiatives locales, peu d’enfants sont scolarisés, obligés de travailler ou de garder les plus jeunes à la maison.

Dhaka est la mégalopole qui croît le plus rapidement au monde. Au moins 12 millions de personnes y habitent et 400 000 personnes supplémentaires y affluent tous les ans. Mais comme le reste du Bangladesh, elle n’est située que quelques mètres au-dessus du niveau de la mer et est elle-même régulièrement touchée par des inondations et des cyclones. Le WWF la compte parmi les villes les plus vulnérables au changement climatique après Djakarta et Manille.

De tout temps, des personnes ont quitté la campagne pour gagner leur pain dans les grandes villes. Mais alors que ces migrations étaient souvent saisonnières et que les personnes retournaient pour la saison des plantations dans leurs villages et ramenaient de l’argent, elles deviennent désormais définitives. Des tempêtes et inondations plus importantes, l’érosion et la destruction des terres arables par l’eau salée de la mer laissent les habitants sans terre et sans ressources.

Souvent fermiers avec des revenus modestes mais stables, plus de 3 millions de personnes ont été ainsi déracinées suite à la dégradation de leur terre d’origine ou des désastres climatiques. Ils se sentent pris au piège, les maigres revenus gagnés en ville ne leur permettant plus de retourner, si toutefois leur village n’a pas été détruit par les flots. De nombreuses familles ont ainsi été éclatées.

Contrairement à ce que l’on pensait auparavant, ces migrations climatiques ne se dirigent pas vers les grandes mégapoles internationales. « Les réfugiés climatiques ont tout perdu, dit Rabab Fatima, représentante de l’Organisation internationale des migrations pour l’Asie du Sud. Ils n’ont pas d’argent pour un déplacement important. Ils migrent vers le prochain village, la prochaine ville et finalement vers la capitale. »

Le Bangladesh et d’autres pays fortement touchés par le changement climatique doivent recevoir des aides par le fonds de 100 millions de dollars approuvé à la conférence de Copenhague. Mais les aides les plus importantes n’arriveront qu’en 2020. (Lire l’article ici, en anglais)

Voir aussi :
Bangladesh: Rising tides force climate migration (video)
Study: Few climate refugees leave their countries

In Chains - Photo : BeautifulRust

In Chains - Photo : BeautifulRust

Rajendra Pachauri : Le scepticisme climatique va augmenter la détresse des pauvres du monde

Rajendra Pachauri, président du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), au titre duquel il a reçu le prix Nobel de la paix avec le vice-président américain Al Gore, s’est exprimé dans le Guardian quelques semaines après la fin de la conférence sur le climat de Copenhague.

Selon Pachauri, des lobbies puissants sont susceptibles de devenir particulièrement actifs dans les mois à venir et de faire tout ce qui est dans leur pouvoir pour empêcher tout progrès vers un accord légalement contraignant à Mexico à la fin de l’année 2010. « Ceux qui sont opposés aux mesures contre le changement climatique font actuellement des heures sup’ pour retarder l’action le plus possible », dit-il. Bob Ward, directeur de la communication au Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment confirme que cette activité accrue est déjà observable. Ces lobbyistes des sociétés pétrolières, unis à l’aile politique la plus conservatrice, utilisent « des méthodes mises au point par l’industrie du tabac pour travestir leurs intentions réelles à travers des déclarations inexactes et trompeuses sur les incertitudes scientifiques. »

Pour Pachauri, « il ne fait aucun doute que la connaissance et la science vont finir par triompher, mais tout retard dans la réduction des gaz à effets de serre va empirer les impacts du changement climatique et renforcer la détresse des régions les plus vulnérables, qui comptent aussi les communautés les plus pauvres de la terre. »

Concernant l’affaire des e-mails hackés de l’université d’East Anglia, il rappelle que les allégations faites sur leur base s’avèrent incorrectes et que leur contenu n’affecte d’aucune manière les conclusions de scientifiques sur le changement climatique. Il réfute également des accusations le concernant, sur des fonds qu’il aurait perçus à titre personnel pour des travaux pour des sociétés privés. « C’est le même groupe de climato-sceptiques qui étaient actifs de l’autre côté de l’Atlantique, qui se sont maintenant donné la main pour m’attaquer personnellement. » Ce n’est pour lui qu’une illustration supplémentaire de l’activisme des lobbies, déclarant que tout revenu qu’il aurait pu percevoir pour du conseil a immédiatement été versé à son institut.

Il en appelle à la société civile et demande davantage d’action et des pressions plus importantes sur les gouvernements pour réduire les émissions des GES cette année. La société doit agir, non seulement pour être responsable à son niveau, mais aussi pour créer une pression sur les gouvernements. Si ce mouvement à la base n’est pas élargi et intensifié, les États ne parviendront probablement pas à réduire les écarts qui persistent entre eux. Pour Pachauri, il devient de plus en plus clair que «la diffusion du savoir et la prise de conscience du grand public sont un moteur essentiel pour la transformation qui est nécessaire pour conduire la société humaine vers un modèle de développement plus durable.» Comme le montre très clairement le dernier rapport du GIEC, «l’action contre le changement climatique ne supporte plus ni retard ni négation.» (Lire les articles ici et ici, en anglais)

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[Vidéo] Voeux 2010 des Humains Associés : L’univers connu #cosmos #univers #bigbang

Les Humains Associés vous souhaitent une décennie de paix, de solidarité et d’humanité

“L’univers connu” (”The Known Universe”)   1 “L’univers connu” (”The Known Universe”) 2 “L’univers connu” (”The Known Universe”) 3

“L’univers connu” (”The Known Universe”) emporte les spectateurs, partant de l’Himalaya, traversant l’atmosphère et s’enfonçant dans le noir de l’espace, jusqu’à la lumière rémanente du Big Bang. Chaque planète, étoile et quasar vu dans ce film est conforme aux données astronomiques issues de la cartographie quadri-dimensionnelle la plus complète au monde, celle de l’Atlas Numérique de l’Univers (Digital Univers Atlas) maintenu et mis à jour par les astrophysiciens du Museum d’Histoire Naturelle Américain. Le nouveau film créé par le Museum fait partie d’une exposition, “Visions du cosmos: de la Voie Lactée à un univers en évolution”, présentée au Rubin Museum of Art, à Manhattan, jusqu’en mai 2010.

Pour plus d’information, visiter amnh.org

Lien via tfsalomon et lgbtlife

PS : nous postons nos vœux un peu prématurément pour partager avec vous ce magnifique voyage dans l’univers.

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Post Cop15 : Avaaz “Transformer l’espoir déçu en force de mobilisation qui ne faiblisse pas”

Interview de Ben Wikler, directeur de campagne de Avaaz.org, la plus grande organisation mondiale en ligne animée par un objectif citoyen et démocratique, par Anne-Sophie Novel d’EcoloInfo.

Ben Wikler (traduction des Humains) :
“Il y a toujours de l’obscurité avant l’aube et toujours de l’obscurité avant la nuit noire. Je ne sais dans quel cas de figure nous sommes actuellement.
Parfois dans ce style de négociations, les choses peuvent changer très rapidement, tout peut s’écrouler aussi vite que repartir… mais là, le sentiment c’est que même s’ils arrivent à conclure un accord, nous savons qu’il n’y aura pas dedans tout ce dont nous avons besoin et le plus gros défi maintenant, c’est comment faire pour que l’espoir déçu se transforme en une force de mobilisation et ne faiblisse pas.

Au début les gens disaient que 2009 serait un tournant dans l’histoire de l’humanité, année cruciale parce que c’est l’année où le monde entier se réunit autour du changement climatique planétaire et effectivement, on a vu le monde se réunir, pays après pays, et les gens se passionner pour trouver ensemble une solution à la situation. Mais nous n’avons pas vu nos dirigeants en faire autant, et l’année 2010 sera en fait plus importante que 2009 et même 2011 sera encore plus importante que 2010, car ce qu’on a vu là, c’est l’écart qui existe entre le monde auquel tous nous aspirons et le monde tel qu’il est maintenant et les politiques qui sont menées à l’heure actuelle. Et cela doit être une source d’inspiration pour nous de faire tout notre possible pour réduire cet écart.

La mobilisation citoyenne est très importante car aucun chef d’Etat ne peut prendre de mesures sur ce genre de sujets s’il n’a le soutien de son peuple, de son opinion publique et si M. Sarkozy, qui nous a tous surpris et impressionnés dans ses discours peut faire cela, c’est parce que les gens en France sont très mobilisés autour des problèmes liés au changement climatique. Nous devons continuer à rester mobilisés pour faire un monde plus juste et durable, dans lequel tous nous souhaitons vivre”.

Source : YouPhil

A lire aussi : Copenhague : l’imprécation a fait flop…

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Daily #Cop15 VideoFestival, Day12: Inside Cop15 / WWF / James Leape

Du 7 au 18 décembre, pendant COP15, les Humains Associés proposent le Festival du film court COP15 sur les réseaux sociaux. Nous avons sélectionné à cette occasion des vidéo sur le développement durable et nous en diffuserons une chaque jour à 16H.

From 12/7 to 12/18, during the COP15 short movie festival on social networks, created by the Associated Humans, a video on sustainable development will be shown every day at 4PM.

Inside Cop15 WWF / Video Last Day

James Leape est Directeur Général du WWF International rappelle les objectifs des états pour que Copenhague soit un succès !

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Daily #Cop15 VideoFestival, Day11 : Earth Song de Michael Jackson, la chanson pour l’écologie la plus populaire de l’histoire

Du 7 au 18 décembre, pendant COP15, les Humains Associés proposent le Festival du film court COP15 sur les réseaux sociaux. Nous avons sélectionné à cette occasion des vidéo sur le développement durable et nous en diffuserons une chaque jour à 16H.

From 12/7 to 12/18, during the COP15 short movie festival on social networks, created by the Associated Humans, a video on sustainable development will be shown every day at 4PM.


[note du 27 juin 2010]

«Earth Song» (Chanson pour la Terre, 1995, clip réalisé par Nick Brandt) de Michael Jackson, est l’une des chansons sur le thème de la sauvegarde de l’environnement la plus populaire jamais diffusée. Bien que «single» le plus vendu en Angleterre (oui, même encore plus que «Thriller» ou «Billie Jean»), dépassant même les tops des ventes des Beatles depuis 25 ans, elle n’a quasiment pas été diffusée aux USA, pas plus que sa vidéo «sauvage».

Michael Jackson - Earth Song, la chanson pour l’écologie la plus populaire de l’histoire #greenfr

Lire la suite : Michael Jackson - Earth Song, la chanson pour l’écologie la plus populaire de l’histoire et aussi Michael Jackson’s «Earth Song», His Biggest UK Single, Was Never Released in the U.S.(thehugger.com)

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Daily #Cop15 VideoFestival, Day10: Planetary Skin / La peau de la Terre #Nasa #C02 #cop15fr

Du 7 au 18 décembre, pendant COP15, les Humains Associés proposent le Festival du film court COP15 sur les réseaux sociaux. Nous avons sélectionné à cette occasion des vidéo sur le développement durable et nous en diffuserons une chaque jour à 16H.

From 12/7 to 12/18, during the COP15 short movie festival on social networks, created by the Associated Humans, a video on sustainable development will be shown every day at 4PM.

La Nasa vient de s’associer à Cisco System, l’équipementier télécom, autour d’un projet de vérification du respect des engagements nationaux pris dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Y compris ceux qui seront pris à Copenhague par les 192 délégations participant au débat. Ces deux partenaires mettront donc en place un nouveau dispositif technologique capable de calculer les efforts réels faits au niveau de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ce projet a été baptisé « Planetary Skin Institute » et il permettra à tous les acteurs de cette cause de partager leurs analyses, qu’il s’agisse de laboratoires publics ou privés, des pouvoirs politiques ou autres. « Beaucoup d’informations sont disponibles, mais de façon très éparse, dans des milliers de formats et de lieux », a expliqué Juan Carlos Castilla-Rubio, au nom de Cisco.

Planetary Skin / La peau de la Terre / We cant' manage what we can't measure

Le projet à but non lucratif doit notamment contribuer à l’amélioration de la mesure des émissions de gaz à effet de serre ou des capacités des puits de carbone, via le recours à des moyens satellitaires, par exemple.

Le réseau sera constitué autour de sept centres installés en Afrique, au Brésil, en Inde, en Chine, au Japon, dans l’Union européenne et aux États-unis. « L’idée est d’être aussi ouvert que possible. Nous essayons de développer un environnement qui permette aux gens de coopérer et de partager », a ajouté Juan Carlos Castilla-Rubio.

Le défi : « piloter en aveugle » dans un monde complexe et instable.

Les politiques et les actions qui aideront la planète à aller vers une économie à faible consommation de carbone et à aborder les risques à grande échelle, liés au changement climatique, sont fondamentales et considérables. Cela demande que de nombreux et différents individus et groupes décident ensemble, dans un vaste choix de possibilités, de prendre de petites et grandes décisions. Aujourd’hui, les décisions prises le sont sur la base d’une connaissance partielle des options, avantages, coûts, et risques possibles. De fait, les décideurs pilotent à l’aveugle.

Planetary Skin / La peau de la Terre

La solution : Créer un système nerveux global pour sentir/comprendre, prévoir et agir

Aujourd’hui, une vaste quantité de données est rassemblée quotidiennement par des millions de sources à travers le globe et stockée dans des millions de lieux disparates. Ainsi le problème n’est pas la quantité de données, mais le fait que les données sont isolées, et dispersées. Il faut donc trouver une façon nouvelle de rendre la collaboration possible. L’idée est donc de créer un système de réseaux de collectes et d’échanges des données qui fonctionnerait comme la peau du corps humain : la peau fournit des informations à partir de capteurs dispersés sur tout le corps. Les terminaisons nerveuses de la peau recueillent des informations sensorielles et les transmettent au système nerveux central pour être traitées. Le corps répond avec des mesures correctives appropriées pour régler et s’adapter au changement.

De la même façon, « la peau de la Terre » (Planetary Skin) assimile l’ensembles de données dispersées et fournit une plate-forme commune pour l’intégration de données de toutes les sources (scientifique, économique etc.) permettant la création de modèles pour la gestion des risques, par exemple.

La « peau de la planète » peut être considérée comme un système nerveux couvrant la planète tout entière et permettant de regrouper la recherche et le développement en une collaboration ouverte entre le public, le privé, les chercheurs, universitaires et les secteurs des O.N.G. Elle rassemblera, modèlera, prévoira, analysera toutes les données récoltées, en un format normalisé, utilisable en un nuage de plates-formes ouvertes, adaptées et régies comme un bien public.

planetaryskin.org

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